Le fait est assez rare pour être souligné, et l’avoir été tout au long de la journée. Deux inaugurations de sites industriels conséquents sur un même territoire et le même jour, de quoi enthousiasmer l’ensemble des autorités présentes, jusqu’aux deux ministres qui se sont déplacés. « Stop aux discours déclinistes, croyons en la force et le talent de nos entreprises pour s’imposer à l’échelle mondiale !« , a clamé Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’industrie, présent avec sa collègue Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du numérique.
« D’une logique de survie à une logique de développement »
Depuis l’entrée de Breizh Rebond à son capital, en 2021, l’ETI Sigmaphi – qui conçoit et fabrique des systèmes magnétiques pour accélérateurs de particules – vise à nouveau les étoiles, au rythme d’une croissance soutenue : son chiffre d’affaires a été multiplié par quatre en quatre ans (30 millions d’euros en 2025), avec une part d’export établie à 90% et un carnet de commandes historiquement élevé.
« Nous sommes passés d’une logique de survie à une logique de développement. Cette nouvelle usine nous permet d’améliorer nos conditions de travail, de renforcer notre excellence industrielle, d’accueillir de nouveaux talents et d’accompagner nos ambitions, notamment dans la fusion nucléaire« , synthétise Sébastien Longelin, président de Sigmaphi, pépite industrielle à l’échelle internationale.
Implantée sur une parcelle presque 2 hectares, la nouvelle usine de Sigmaphi s’étend sur 6 200 m², dont les deux tiers dédiés aux activités industrielles. L’ensemble (bâtiment + aménagement) représente un investissement de 13,9 millions d’euros et aura mobilisé l’ensemble de l’écosystème breton : Région, EPCI et pool bancaire.
« Rester le N°1 de la chips en France »

Mise en service au printemps, cette nouvelle unité ultra moderne et robotisée sur tous les postes à forte répétition et/ou charge est calibrée pour produire plus de 15 000 tonnes de produits finis par an, portant d’ores et déjà la production globale du chipsier français (N°1 des ventes en France depuis cette année) à plus de 55 000 tonnes annuelles. « Ce nouveau site va nous permettre de consolider notre place de leader sur le marché français et de (re)gagner des parts de marché auprès des marques distributeurs notamment, que nous avions dû abandonner faute de capacité de production« , a expliqué Laurent Cavard, directeur général d’Altho-Brets, entreprise familiale inclue dans le groupe Alain Glon Holding.
L’ouverture de cette deuxième unité morbihannaise a occasionné l’embauche de 56 personnes. D’autres recrutements sont prévus, avec l’installation prochaine d’une seconde ligne de production dans cette nouvelle usine. Portée par la croissance organique et l’innovation, Altho Brets a réalisé 338 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, dont 55% avec sa propre marque Brets.





