La trajectoire repart vers le haut. Porté par de meilleures ventes, le développement de la diversification et la restructuration de ses filiales étrangères, le groupe vannetais Tahe outdoors – connu mondialement pour la conception et la fabrication de ses planches à voile, surfs et paddles, avec les marques emblématiques Tahe et SIC Maui -, retrouve de la vigueur économique. A tel point que le tribunal de commerce de Vannes vient de lui accorder un report de la Date limite de dépôt des offres (DLDO) au vendredi 30 octobre 2026. Placé à en redressement judiciaire depuis le 25 février (sur demande de l’entreprise), Tahe Outdoors cherche un nouvel actionnaire pour conduire sa destinée.
Equipementier et plasturgiste
« Ce délai est une opportunité stratégique. Il permet aux candidats déjà engagés de finaliser leurs schémas de reprise et ouvre la porte à de nouveaux investisseurs désireux de valoriser un fleuron industriel », souligne Renaud Lacoste, actuel président du groupe Tahe Outdoors France et fervent défenseur de la diversification de ses activités. « Nous revendiquons un savoir-faire de plasturgiste pour adresser de nouveaux marchés et renouer avec une capacité de production à la hauteur de notre installation. Nous disposons, à Vannes, d’un site unique, de technologies de pointe (thermoformage, PSE, extrusion) et de marques internationales diffusées dans 90 pays. Mon objectif reste inchangé : préserver nos compétences bretonnes et pérenniser cet outil industriel d’excellence« , souligne-t-il. Le groupe emploie 76 personnes dont 71 collaborateurs en France, et a réalisé 16 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024.
Sur le terrain, l’activité se poursuit. Le site de production de Vannes fonctionne normalement et la saison 2027 est amorcée. « La trésorerie positive et le soutien du tribunal démontrent la résilience de notre modèle. Nos usines tournent, nos équipes innovent, et nos engagements envers nos clients et partenaires sont plus que jamais tenus », assure Renaud Lacoste.




