Née en 1950 à Landivisiau, l’entreprise Akabois s’est spécialisée dans la construction de maisons à ossature bois et dans la conception passive à très haute performance énergétique. Son marché s’étend à l’échelle de la Bretagne. Dirigée depuis 2010 par Géraldine Kerbiles, l’entreprise familiale, héritière de trois générations de savoir-faire, emploie 35 salariés et a réalisé 9 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025.
Son rapprochement avec le groupe tourangeau Villadim, constructeur immobilier né en 2006, a été scellé en vue d’accélérer son développement dans le Grand Ouest, tout en conservant sa marque, ses équipes, son savoir-faire et son site industriel à Landivisiau (2 500 m², deux lignes de production). « Notre modèle a fait ses preuves. Ce qu’il nous fallait désormais, c’était la capacité de le déployer plus largement. Mon ambition n’a jamais été de faire grandir Akabois pour le plaisir ; elle est de rendre la maison bois et la maison passive accessibles au plus grand nombre », déclare Géraldine Kerdiles, directrice générale d’Akabois. Dans le cadre de cette fusion, la dirigeante conserve la direction générale d’Akabois tout en prenant parallèlement la direction du Pôle Bois du Groupe Villadim, auquel est désormais affilié Akabois.
« Nous faisons le choix d’investir dans une expertise dont nous sommes convaincus qu’elle prendra une place croissante dans la construction de demain. Cette opération s’inscrit pleinement dans la trajectoire que nous voulons donner à Villadim, avec l’ambition à horizon 2028 d’atteindre 20% de production décarbonée », complète Dominique Lavallée, président de Villadim.
Démocratiser le marché de la construction bois et passive
Acteur de référence de l’habitat dans le Grand Ouest, le groupe Villadim (75 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025) se répand via un maillage de 51 agences réparties sur 14 départements, et d’une force commerciale structurée. « Pour poursuivre son développement et porter son savoir-faire au-delà de la Bretagne, Akabois avait besoin d’un partenaire disposant d’un réseau commercial, d’une implantation territoriale et de moyens complémentaires », souligne la directrice dont l’enjeu est désormais de faire sortir la construction bois et passive d’un marché souvent considéré comme une niche. « Si, dans dix ans, nous avons contribué à développer en France un habitat plus respectueux de l’environnement et plus sobre en énergie, grâce à la maison bois et à la maison passive, et permis à davantage de familles d’en bénéficier, alors je pourrai dire que nous avons réussi notre pari », conclut Géraldine Kerdiles.




