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CES Las Vegas 2020 : une édition plus qualitative pour les 17 start-up bretonnes engagées

Véronique Maignant, le 29.01.2020

Du 7 au 10 janvier 2020, 19 entreprises bretonnes ont pris la direction de Las-Vegas. Objectif : participer au Consumer Electronics Show (CES), le plus grand salon de la Tech mondiale où se dessine les principales tendances en matière d’E-santé, de Food-Tech, d’agri-Tech, ou encore de Pet-Tech, fortement représentée cette année. Heyliot, Dilepix, XPDigit et Moovency, Mobility Tech Green, cinq start-up brétiliennes  témoignaient, ce mardi 28 novembre, de leurs expériences au Village by CA. Niji a également fait un tour d'horizon des principales tendances de cette 53 édition.

 

Parmi les 19 entreprises bretonnes présentes à l’édition 2020 du CES, 17 start-up avaient fait le déplacement, « dont 85 % issues du territoire brétilien, souligne le Maire du Village By-CA 35, François Cormier. Pour beaucoup d’entre elles il s’agissait d’une seconde participation. Preuve en est que la French Tech arrive à un certain niveau de maturité ». C’est aussi le constat opéré par Jérôme Grondin de Niji : « les français étaient moins nombreux mais leur présence beaucoup plus qualitative. Agé de 53 ans, le CES prend un virage B to B au détriment de l’aspect B to C. Certains parlent désormais du BES (Business Electronic show) au lieu du CES ».   

 

Pet-Tech, exosquelettes, contenus virtuels pour le tourisme

Côté délégation, Jérôme Grondin souligne l’absence des chinois et donc des Baidu, Alibaba… (les BATX), du fait de la guerre commerciale avec les Etats-Unis. L’Inde ou encore l’Afrique subsaharienne étaient aussi aux abonnés absents, alors que les délégations coréenne, japonaise ou taiwanaise étaient venues en nombre. Coté tendances de fonds, il faut souligner l’invasion marquée des pets-Tech, avec toutes sortes de bracelets connectés. « C’est LA révolution en marche dans le monde des animaux de compagnie. Elles explosent en Asie ». De même « l’impression 3 D se renouvelle avec l’impression métal, le smartphone et d’une manière générale les écrans sont plus pliable que jamais ». Les robots reprennent des couleurs : « bien connus des secteurs de l’industrie ou de la santé, les exosquelettes, ces extensions robotisées du corps humain, se sont exposés aux yeux du grand public cette année avec des usages plus concrets. Delta Airlines y voit une opportunité notamment de simplifier le transport de bagages à l’aéroport ». Le Tourisme bénéficie des technologies de réalité virtuelle et de réalité augmentée. Plusieurs acteurs de l’industrie s’y intéressent pour explorer le potentiel de l’immersion dans le Voyage.

 

La transformation durable en pointe

« L’E-santé explose au CES avec des technologies qui vous permettent de faire un check-up complet en quelques instants ».  Tout comme les robots de compagnies, le « nouveau meilleur ami de l’homme » selon Samsung. Enfin, la transformation durable est une autre tendance de fonds avec une prise de conscience écologique bien réelle dans l’industrie. « On assiste à l’arrivée d’emballages durables consignés, réutilisables à l’infini, de véhicules 100% électrique avec un intérieur entièrement végan ou encore de viandes cultivées en laboratoire à base de plantes ».   Jérôme Grondin note égalment que « pour les assistants vocaux, la block Chain  ou encore les drones, il n’y a pas eu ou peu de nouvelles innovations  présentées en matière d’usages ».

 

Le business avant tout

Du côté des start-ups bretonne, le CES constitue une formidable opportunité pour  rencontrer les principaux acteurs de leur secteur.  C’est le cas pour les start-up hébergées au sein du village by CA Ille-et-Vilaine. Dilepix (10 personnes) qui propose une solution pour analyser automatiquement les images de surveillance des champs participait pour la deuxième fois au salon. « Nous avions déjà rencontré John Deere, un des leaders mondiaux de matériel agricole. Là, nous avons pu avoir un rendez-vous approfondi. Avec ce type d’entreprises, pour créer une relation de confiance, ce sont des cycles très longs », indique Alban Pobla co-fondateur. Même constat pour Moovency (8 personnes), pilotée par Pierre Plantard qui a créé une solution logicielle qui prévient les TMS. « C’est l’occasion de renforcer nos liens avec des clients comme Faurecia et créer des synergies avec de nouveaux entrants come Naval Group. Nous sommes sur des cycles longs mais au CES les interlocuteurs sont très qualitatifs ».  La conclusion revient à Alban Pobla. « Au CES, les américains en ont rien à faire du comment ça marche et de ce qu’il y a sous le capot. Ce qui les intéresse c’est le business. Quand les français ont besoin de valider la technologie, eux veulent être rassuré sur la fiabilité de nos produits, s’ils marchent et à quel prix. Il faut être très réactif ». 

 

 


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