En 2025, l’entreprise Haizea Breizh et SPIE industrie ont franchi le cap symbolique des 100 mâts d’éoliennes en mer produits sur le polder de Brest. La semaine dernière, à l’occasion du départ du dernier chargement de mâts assemblés par Haizea Breizh à destination du parc éolien en mer de Dieppe – Le Tréport, la Région Bretagne et BrestPort ont réuni les acteurs qui ont contribué à faire émerger et à développer cette nouvelle activité industrielle sur la pointe Finistère dont Jean-Yves Le Drian, ancien ministre et ancien président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne et président du Conseil de surveillance de BrestPort, Maël De Calan, président du Département du Finistère, Stéphane Roudaut, maire-Pprésident de Brest Métropole, Didier Le Gac, député du Finistère et Christophe Chabert, président du Directoire de BrestPort, ainsi que les entreprises et partenaires mobilisés autour du terminal EMR.
“Dès 2011, nous avons fait le choix de donner à Brest tous les atouts pour devenir un site industriel de référence dans les énergies marines. Leur développement constituait l’un des trois piliers du Pacte électrique breton. Le polder est né de cette ambition. Voir aujourd’hui les mâts assemblés à Brest équiper les parcs éoliens français donne tout son sens à ce choix collectif. C’est une grande satisfaction et la démonstration de ce qu’un territoire peut accomplir lorsqu’il partage une vision et se donne les moyens de la concrétiser”, a souligné l’ancien ministre.
Plus de 300 millions d’euros investis dans cette filière
Le terminal EMR est aujourd’hui doté d’un quai de 400 mètres dédié aux colis lourds, d’une plateforme de manutention de 100 mètres de profondeur et de surfaces industrielles de plus de 50 hectares qui seront pleinement disponibles à l’horizon 2027. Pour ces infrastructures, la Région Bretagne, propriétaire du port, avait engagé 250 millions d’euros. Une seconde enveloppe de 58 millions d’euros est actuellement mobilisée dans le cadre de France 2030, opéré par l’ADEME. Destinée au projet InFlow, elle va permettre de renforcer les capacités du port pour accueillir des activités liées à la fabrication, à l’assemblage, au stockage et à la logistique des composants des futures éoliennes flottantes. « L’objectif est de consolider la vocation industrielle du polder et de permettre à Brest de contribuer aux prochains développements de l’éolien en mer, en Atlantique et en mer celtique. Avec InFloW, nous préparons la suite, notamment dans l’éolien flottant. Nous avons aujourd’hui les infrastructures, les compétences et l’expérience pour accueillir de nouvelles activités industrielles. Nous souhaitons que de nouvelles entreprises s’implantent ici. C’est tout le travail que nous menons aujourd’hui” a précisé Loïg Chesnais-Girard.






