Croissance

Les IA développés par le Rennais Léo Guillaume séduisent les entreprises

Orientation des étudiants, analyse prédictive des ventes, automatisation du traitement des e-mails, aide à la décision pour les dirigeants : à travers Dibodev, sa société basée à Rennes, Léo Guillaume développe des intelligences artificielles sur mesure qui répondent à des problématiques très concrètes. Ancien cuisinier devenu ingénieur spécialisé en IA et data, l'entrepreneur accompagne aujourd'hui PME, écoles et professions libérales dans leur transformation numérique.
Dibodev
Léo Guillaume fondateur de Dibodev à Rennes

Le parcours de Léo Guillaume n’a rien d’ordinaire. Formé à la cuisine et diplômé d’un bac professionnel, il exerce plusieurs années dans la restauration avant de découvrir la programmation en autodidacte en 2017. Une passion qui le pousse à reprendre ses études à Epitech Rennes, où il décroche un master spécialisé en développement, intelligence artificielle et data. Après plusieurs expériences chez Kodeva et Isidoor, éditeur de solutions de réservation en ligne auprès duquel il devient actionnaire, il crée en 2025 sa propre entreprise, Dibodev.

« J’aimais la cuisine, mais je me voyais mal faire toute ma carrière dans ce métier. Les horaires étaient compliqués et les perspectives limitées. Quand j’ai découvert le développement informatique, ça a été une révélation », confie-t-il. Aujourd’hui, son activité consiste à développer des outils numériques capables d’automatiser des tâches chronophages et d’exploiter les données des entreprises.

 

Orientation, restauration, juridique

Parmi ses principaux projets figure PrePeers, une plateforme d’orientation qui s’appuie sur une intelligence artificielle conversationnelle pour analyser le profil, la personnalité et les aspirations des étudiants avant de leur recommander des formations et des métiers adaptés. « L’IA ne se contente pas de répondre à des questions. Elle comprend les intentions, le parcours et les attentes de l’étudiant pour lui proposer les écoles les plus pertinentes et les métiers qui pourraient lui correspondre », explique-t-il.

Léo Guillaume intervient également auprès d‘un cabinet international d’avocats pour concevoir un système intelligent de gestion des e-mails. « L’idée est que l’IA comprenne la nature du message, identifie le domaine juridique concerné et oriente automatiquement le dossier vers le bon interlocuteur. Elle apprend progressivement la façon de travailler du cabinet pour gagner en précision. »

Dans le secteur de la restauration, l’entrepreneur développe actuellement une solution destinée à une chaîne de crêperies. L’outil analyse plusieurs années de données commerciales afin d’identifier les plats les plus performants selon les périodes, les établissements ou les régions.

« Une IA peut montrer qu’un produit fonctionne mieux dans une ville que dans une autre, ou à une saison particulière. Elle aide alors le dirigeant à prendre des décisions plus rapidement et avec davantage de visibilité. »

Pour le dirigeant rennais, l’enjeu n’est pas de remplacer l’humain mais de lui permettre de se recentrer sur son métier.

 

Convaincu que les TPE et PME constituent le prochain grand chantier de l’intelligence artificielle, il observe toutefois des freins persistants.

« Beaucoup d’entreprises pensent encore que l’IA se résume à ChatGPT. Pourtant, elle peut aussi retrouver automatiquement un document, analyser plusieurs années de données ou assister un dirigeant dans ses décisions quotidiennes. Tout l’enjeu est de montrer des usages concrets. »

Et d’ajouter : « Pour moi, l’intelligence artificielle est un outil. Comme un collaborateur supplémentaire qui traite une partie des tâches à faible valeur ajoutée, mais qui laisse toujours la décision finale à l’humain.

Évènements

AGENDA DES ÉVÈNEMENTS À VENIR

Palmares
des entreprises
bretonnes

Je commande

Bretagne Économique