Le site industriel de Tahe Outdoors à Vannes, situé zone du Prat, a récemment ouvert ses portes, révélant au public une installation de 20 000 m² en activité depuis plus de 45 ans. Plusieurs centaines de personnes s’y sont pressées, dont certains voisins qui n’avaient jamais osé passer le portail ! « Notre usine de Vannes est la seule du secteur de la glisse à être restée en Europe », souligne Swen Rilhac, responsable communication et marketing.
Process uniques

Chaque année, près de 60 000 pièces rigides sortent des ateliers vannetais. En 2022, l’entreprise a investi dans deux nouvelles lignes de thermoformage pour augmenter sa capacité de production (+35%). En 2021, Tahe Outdoors réalisait 42 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 85% à l’export. Trois ans plus tard, le volume d’affaires a chuté de 15 millions d’euros ! « Depuis, on peine à retrouver le niveau d’activité de ces fastes années », constate Renaud Lacoste, s’interrogeant sur la reprise du marché du loisir.
Evolution du business model
Loin d’être attentiste, le nouveau président fourbit un nouveau plan stratégique axé sur la diversification. « Au lieu d’être uniquement un équipementier, nous revendiquons notre savoir-faire de plasturgiste pour adresser de nouveaux marchés et renouer avec une capacité de production à la hauteur de notre installation », explique Renaud Lacoste qui a d’ores et déjà approché les acteurs de la mobilité et de l’énergie. « La technologie du thermoformage intéresse », concède-t-il en guise de réponse à la question sur la validation, ou non, de nouveaux débouchés.

Exemplarité RSE
La diversification industrielle est une compensation d’activité. « Si elle nous permet de financer notre R&D dédiée au sport nautique, nous l’accueillons avec plaisir », se réjouit le nouveau président. Et elle sera d’autant mieux accueillie que l’entreprise vannetaise revendique une organisation exemplaire en termes de RSE et circularité. « La plupart de nos fournisseurs sont locaux et/ou européens. Ces partenariats nous permettent de dynamiser notre territoire, participer à la création d’emplois et diminuer notre empreinte carbone », souligne Renaud Lacoste, également engagé dans l’optimisation des découpes, le recyclage des chutes de matière, la durabilité des produits et la réindustrialisation en interne de certains process comme l’extrusion. « Au lieu d’acheter des plaques de polymère, on les crée. »
Fort de tous ces atouts et surtout d’une expérience confirmée, l’industrie Tahe Outdoors entend bien surfer la vague pour accoster ces nouvelles ambitions.




