13,4 km de longueur dont 8,6 km en tunnel profond, 15 stations, 3 parcs relais totalisant 2 000 places, voici quelques chiffres du gigantesque chantier du métro rennais qui vient de s’achever après huit années de travaux. C’est ce jour, mardi 20 septembre à 5h10 que la seconde ligne du métro de Rennes effectue son premier trajet. « Un moment d’émotion » pour Nathalie Appéré, la présidente de Rennes Métropole et un « moment historique » pour la capitale bretonne qui devient la première plus petite ville au monde à avoir deux lignes de métro.
« On y est ! se félicite Nathalie Appéré. C’est la réalisation d’un projet de plus de 20 ans au regard de sa genèse et même de quarante ans si on remonte à la ligne a, qui nécessite constance et détermination. Avec la ligne b, trois Rennais sur quatre et un Métropolitain sur trois seront à moins de 600 mètres d’une station. C’est aussi le prélude au redéploiement immédiat d’un million de kilomètres de lignes de bus à partir d’octobre. L’ouverture de la ligne b s’accompagne aussi d’une transformation complète des quartiers, les plus populaires d’entre eux. Je pense notamment au quartier de Maurepas ». Au total, il faudra 21 min d’un terminus à l’autre. La nouvelle ligne compte 15 stations, sur 13,4 km. Une rame est attendue toutes les 2 minutes 15. Ces rames seront plus spacieuses, plus vitrées et plus rapides que celles de la ligne a, avec la possibilité de circuler d’un wagon à l’autre.
100 000 voyageurs attendus
Plus de 100 000 voyageurs sont attendus chaque jour sur cette nouvelle ligne, « ce qui permettra d’éviter 50 000 trajets quotidiens en voiture, dans la métropole », souligne la présidente de Rennes Métropole. Cependant, le métro ne dépassant pas les limites de la rocade de Rennes, la métropole réfléchit à la création de 5 lignes de trambus, à l’horizon 2030. Elles devraient relier les communes de la métropole : Bruz, Saint-Jacques, Chantepie, Thorigné-Fouillard, Saint-Grégoire.
1,3 milliard d’euros d’investissement
Financé par des subventions (18%), de l’autofinancement (46%) et de l’emprunt (36%), ce chantier hors-normes à 1,3 milliard d’euros d’investissement réunit trois partenaires : Rennes Métropole via la société d’économie mixte Semtcar, Siemens le constructeur, et Kéolis. « C’est l’un des plus gros projets de génie civil de France de ces dernières années, souligne Xavier Tirel, Directeur général de la Semtcar. Malgré les nombreux obstacles que nous avons dû surmonter, nous avons su rester dans l’enveloppe budgétaire annoncée. » La construction de cette deuxième ligne de métro a généré 7 550 emplois équivalents temps plein et mobilisé plus de 700 entreprises dont la moitié d’origine bretonne.
La ligne b : une première mondiale


Metro à Rennes. Le 20 septembre 2022, la ligne b sera mise en service
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