Prototype, petite série à forte valeur ajoutée pour l’aéronautique, le spatial, la défense, la recherche ou encore l’océanographie, grande série de décolletage pour les secteurs notamment de l’énergie … La gamme de prestation d’usinage proposée par le groupe ST Industries est large.
Renforcement du pôle Energie
« Notre priorité a toujours été de maintenir l’équilibre entre nos trois pôles d’activité à savoir 1/3 R&D/Industrie, 1/3 Aérospatiale/Défense et 1/3 Energie. Ces deux dernières années, l’aérospatial/Défense a pesé pour 50% dans notre activité. Aujourd’hui, notre diversification dans le nucléaire civil nous permet de renforcer notre pôle Energie et retrouver une forme d’équilibre », indique Frank Troesch, Directeur des opérations au sein du groupe ST Industries. Ce groupe d’usinage de 12 M€ de chiffre d’affaires – contre 9,2 M€ avant Covid- emploie 115 salariés répartis sur cinq sites opérationnels, trois dans les côtes d’Armor et deux dans le Finistère. « Cette diversification constitue aussi un gage de pérennité pour l’entreprise : 30 ans de visibilité, ça nous dépasse mais ça conforte aussi notre transition environnementale en contribuant à la production d’une énergie à l’empreinte carbone pratiquement nulle », souligne pour sa part Thierry Troesch, président du Groupe costarmoricain.
Un investissement de 1,2 M€ à Trémuson

Fédérer les entreprises bretonnes au sein de la filière nucléaire civil
L’inauguration ces nouveaux équipements avait lieu, ce vendredi 31 janvier, en présence des clients et fournisseurs du groupe ST Industries mais aussi tout l’écosystème : EDF en Bretagne, la Fédération de la Métallurgie et France Industrie en Bretagne, le réseau des CCI bretonnes, France Travail. « Orano a des besoins considérables*. Avec l’aide de nos amis normands, impliqués depuis des décennies dans l’aventure de cette énergie souveraine, abondante, sécurisée, décarbonée et dont la filière nucléaire civile est parfaitement organisée, une trentaine d’entreprises bretonnes est en train de se mettre en ordre de marche. Les Pays-de-la-Loire en font de même. Nous avons, ici, en Bretagne, des vrais savoir-faire, à nous d’être en mesure de nous fédérer et former des jeunes ! »
En attendant, pour accompagner cette diversification, ST Industries, recrute. « Nous recherchons d’ici avril une dizaine de profils : chef de projet, opérateur de production, régleur de machines numériques… Les CV commencent à affluer. Preuve que la filière nucléaire civile, porteuse de sens, attire », conclut Thierry Troesch.
*La réalisation de 14 EPR, à l’image de la centrale nucléaires de Penly (76) avec deux nouvelles tranches de réacteurs qui impliquent 10 000 professionnels durant 10 ans, les programmes de maintenance décennales, l’accroissement des capacités de retraitement des combustibles nucléaires. Ces programmes vont mobiliser plus de 150 000 compagnons dans de très nombreux métiers pour les trente années qui viennent.




