Croissance

Run in One lance un bracelet sans contact pour fluidifier la logistique sur les évènements de running

Alors que 60 000 coureurs sont attendus ce 26 avril prochain sur la ligne de départ du marathon de Londres, les organisateurs ont refusé un million d’inscriptions. Cet exemple parmi d’autres révèle combien la course à pied est devenu, depuis la fin du Covid, un phénomène qui enfle.  Sur un marché qui rassemble plus de 12 millions de pratiquants en France, en hausse de 20% en deux ans*, Run in One, jeune société rennaise, créée par Mattéo Fontenel et Romain Breger vient de lancer le premier bracelet sans contact dédié aux évènements de running. Equipé d’une puce, il permet aux participants de s’affranchir de leur monnaie ou carte bleue. Demain, il pourra aussi mesurer leurs performances via une chronométrie intégrée. Pour réaliser cette seconde brique technologique, le binôme démarre une campagne de crowdfunding sur Ulule. Objectif visé : 8 000 euros !
Run In One
Mattéo Fontenel et Romain Breger , fondateurs de Run in One en février 2026

Le premier est fondu de course à pied et organise depuis 2019 la « Pléla Run », une épreuve qui réunit chaque année, à Plélan-le-Grand, en Ille-et-Vilaine, plus d’un millier de participants.  Le second baigne depuis toujours dans l’univers associatif à caractère culturel et sportif et cumule 15 années d’expériences dans l’évènementiel.  Les chemins de Mattéo Fontenel, 25 ans et Romain Breger, 33 ans, originaires tous les deux du Pays de Brocéliande ont fini par se croiser.

Ensemble, ils ont créé en février 2026, Run In One. Incubé au Poool et chez Orange à Rennes, accompagné par la CCI Ille-et-Vilaine dans le cadre d’un parcours Pass Création, le binôme est parti d’un constat : « Pourquoi, en 2026, un coureur suréquipé doit encore sortir des jetons ou de l’espèce pour boire une bière à l’arrivée ? Qui plus est, en tant qu’organisateur de course, nous nous sommes aperçu combien cette manipulation de jetons et monnaie complique la vie des bénévoles. Cela représente un vrai manque à gagner pour l’organisateur, et une expérience largement perfectible. », explique Mattéo Fontenel.

 

107 transactions en une heure

Le bracelet RIO embarque une puce qui permet un paiement cashless.  Pour le retirer le jour de la course, chaque participant doit créer un compte sur le site de Run in One et le créditer du montant souhaité. « A ce jour, le bracelet est en location, restitué en fin de course, et l’argent non dépensé est remboursé. A terme, le montant crédité pourra servir à plusieurs courses. », poursuit Mattéo Fontenel.  Pour les coureurs, c’est du temps d’attente en moins et surtout une liberté retrouvée.  Affranchis de leurs porte-monnaie, billets et autres moyens de paiement, ils peuvent consommer boissons, sandwiches, etc, l’esprit libre.  Le jour de l’événement la start-up fournit les bracelets mais aussi les terminaux de paiement aux organisateurs. « Tous les codes articles sont déjà enregistrées. Les bénévoles n’ont qu’à sélectionner le produit acheté. Ça devient un jeu d’enfant, mais plus encore ça simplifie les transactions et réduit les risques d’erreur. Lors de notre dernier évènement, sur les 600 participants, 130 avaient loué un bracelet et nous avons relevé 107 transactions en une heure. Nous avons également très peu de perte de bracelets. Les retours sont très positifs. »

 

Bientôt la chronométrie

Avec quatre évènements à son actif, Run in One a déjà équipé plus de 800 coureurs. « Notre cœur de cible ce sont les évènements qui embarquent entre 800 et 5 000 participants. On vise environ 15 000 bracelets en année 3. » Aujourd’hui encore, tout est sous-traité, la R&D comme le développement et l’assemblage des bracelets avec la puce. « Nous avons déjà prévu de rapatrier leur fabrication en tissu à Cholet et leur assemblage avec la puce à Mauron (56). Leur durée vie est estimée à 5 ans. » Cette résistance au temps aura encore plus de sens d’autant plus de sens que la prochaine étape consiste à intégrer la chronométrie. « Aujourd’hui, chaque dossard est équipé d’une puce qui permet de définir le temps de parcours. Demain, cette puce sera encapsulée dans notre bracelet. » Un tel développement évitera les collages des puces sur les dossards par les bénévoles et surtout une avancée considérable sur le plan environnemental. « Imaginez, on recense environ 7 000 évènements de running par an soit environ 4 millions de dossards et autant de puces. Leur usage étant unique, ils finissent en déchet. C’est pourquoi, nous travaillons aussi, en lien avec l’Ademe, à un projet d’étude d’écoconception et de cycle de vie du produit. A la clé :  5000 € de financement via le fonds vert. »

Pour développer cette seconde brique le binôme vient de lancer une campagne de crowdfunding sur Ulule avec un objectif de 8 000 euros collectés. « Nous avons déjà dépassé les 2 000 euros. », s’enthousiasme Mattéo Fontenel. Une levée de fonds de 500 000 euros est également dans les tuyaux en vue de déposer un brevet et poursuivre le développement autour de la gamification de l’expérience client. « Nous avons y travaillons déjà avec nos partenaires. »

 

Participez à la campagne de Crowdfunding de Run in One


*selon les chiffres du 7e Observatoire du running, réalisé par Union Sport & Cycle.

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