Attractivité

L’immobilier breton en 2026 : une reprise fragile

Jérôme Lebrun, président la Chambre Fnaim Bretagne dresse un état des lieux de l’immobilier breton. Avec un nombre de ventes de logements en Bretagne qui a progressé de 11,5 % sur les 12 derniers mois (février 2025 à février 2026), comparé à la même période un an plus tôt, les professionnels du secteur alertent sur le rebond des taux d’intérêt et le climat d’attentisme généralisé qui pourraient anéantir cette légère embellie.
Fnaim Bretagne
Jérôme Lebrun, président la Chambre Fnaim Bretagne

Grâce aux données recueillies par les agences depuis le début de l’année, la Chambre Fnaim Bretagne estime que 51 000 logements seront vendus en Bretagne en 2026, contre 45 000 en 2024. Un chiffre encourageant, mais encore loin des 68 000 transactions annuelles enregistrées en 2021. « C’est 30% de volume de ventes en moins comparés à 2021 », commente Jérôme Lebrun, président de la Chambre Fnaim Bretagne. On reste sur un marché attentiste, tant de la part des acheteurs que des politiques puisque qu’aucune décision forte a été réellement prise.»

La valorisation ne bouge pas

Les prix, quant à eux, évoluent peu, voire baissent légèrement. « Sur l’ensemble de la Bretagne,  sur les 12 derniers mois, nous sommes en moyenne à -1,8% , – 2% . La valorisation des biens ne bouge pas. » La hausse des transactions reste également freinée par les difficultés de financement. « On a encore des vendeurs qui se positionnent mais les conditions d’emprunt se resserrent. Souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps , on empruntait à 1% . Aujourd’hui, on est au de-là des 3% . Le moindre élément est prétexte à ne pas transformer l’achat. L’avenir nous inquiète. En termes de volumes de ventes , au mieux, on va stagner, au pire on va enregistrer une légère baisse.», souligne Jérôme Lebrun.

 

Des dynamiques inégales selon les départements

La reprise cache de fortes disparités territoriales : le Morbihan affiche la plus forte progression (+14,9 % de ventes entre février 2025 et février 2026), suivi du Finistère (+11 %), de l’Ille-et-Vilaine (+10,6 %) et des Côtes-d’Armor (+9,6 %). « Cela reste assez homogène comparé aux disparités en termes de prix de vente qui sont vraiment très marquées. Dinard et le Morbihan tirent les prix vers le haut. La fourchette dans l’ancien va de 1 045 € /m² en Centre Bretagne à 6 500 euros/m² en Bretagne sud », poursuit Jérôme Lebrun.

 

14% du parc immobilier breton classés F ou G

Lors de son assemblée générale le 12 juin dernier, réunissant près de 300 agences bretonnes, la Fnaim Bretagne a tiré la sonnette d’alarme soulignant que 32 000 logements bretons sont aujourd’hui classés F ou G selon les nouveaux indicateurs du diagnostic de performance énergétique (DPE). « Aujourd’hui 14% du parc immobilier breton est classé en F ou G . Malgré le signal positif envoyé par le statut du bailleur privé, qui encourage l’investissement locatif, il est urgent de soutenir les propriétaires et copropriétaires dans les travaux de rénovation. Sans cela, d’ici 2032, un tiers des logements bretons pourraient devenir inlouables et disparaître d’un parc immobilier déjà très contraint », avertit Jérôme Lebrun.

La Chambre FNAIM Bretagne appelle à plus de visibilité sur une politique immobilière nationale, capable de s’adapter aux spécificités locales. « Il faut absolument encadrer et relancer la construction neuve, sous peine de s’enfoncer dans une crise de l’offre », insiste Jérôme Lebrun. La Chambre s’engage dans un dialogue ouvert avec les décideurs pour développer une politique du logement basée sur les données et son expertise régionale. « Notre connaissance fine de la législation et du territoire nous permet d’assumer ce rôle de tiers de confiance, intermédiaire clé entre les pouvoirs publics et les acteurs du marché », conclut-il.

 

Évènements

AGENDA DES ÉVÈNEMENTS À VENIR

Palmares
des entreprises
bretonnes

Je commande

Bretagne Économique