L’hiver et le début du printemps 2026 ont été rythmés par des contrastes saisissants : des pluies abondantes en janvier-février, suivies d’une sécheresse prononcée en mars-avril. Le mois de mai a perpétué cette tendance, avec des précipitations intenses en début de période, notamment à l’est de la région, qui ont temporairement rechargé les sols et les cours d’eau. Cependant, le retour d’un temps sec et chaud en fin de mois a rapidement annulé ces bénéfices. Les pluies, bien qu’excédentaires globalement, ont été inégalement réparties, laissant le Finistère et le Trégor avec des cumuls proches des normales saisonnières. L’évaporation accrue, due aux températures élevées, a limité l’impact des précipitations sur la recharge des nappes et des sols.
Nappes phréatiques et cours d’eau : des fragilités persistantes
Les nappes phréatiques et les cours d’eau affichent une stabilité relative, mais des fragilités subsistent, notamment dans le Finistère et l’ouest des Côtes-d’Armor, où les niveaux restent bas. Les pluies de début mai ont momentanément stoppé le tarissement des cours d’eau, mais cette accalmie a été de courte durée. Dès la mi-mai, les débits ont repris leur tendance à la baisse, retrouvant des niveaux faibles pour la saison. La situation météorologique de la première quinzaine de juin laisse envisager des cumuls de pluie faibles, de l’ordre de 20 mm (soit seulement 40 % des normales), sous forme de passages pluvieux peu marqués. Dans ce contexte, aucune restriction d’usage de l’eau n’est pour l’instant en vigueur en Bretagne, mais la situation reste sous surveillance, particulièrement dans les zones déjà .
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