Pouvez-vous nous parler de votre activité en Bretagne, notamment en termes de taille, de flotte et de zones d’activité ?
SamBoat est présent en Bretagne depuis le lancement de la plateforme en 2014. Aujourd’hui, l’offre y est particulièrement dense sur le littoral sud, avec trois zones phares : Lorient, la baie de Concarneau et le golfe du Morbihan. Sur la côte nord, l’activité est plus diffuse, mais nous enregistrons des réservations autour de Saint-Malo.
Notre flotte en Bretagne est très diversifiée : semi-rigides, bateaux à moteur, voiliers, catamarans… Le semi-rigide reste le plus demandé, car il est idéal pour des locations à la journée, accessibles même aux navigateurs peu expérimentés. Le voilier, quant à lui, reste très populaire, reflétant la culture voile forte de la région.
Comment le marché de la location a-t-il évolué en Bretagne ces cinq dernières années ?
La digitalisation a profondément transformé le secteur. Il y a encore quelques années, les réservations se faisaient directement auprès de loueurs locaux, souvent avec des outils peu adaptés. Aujourd’hui, les plateformes comme SamBoat ont simplifié la recherche, la comparaison des offres, la réservation, le paiement et même la gestion des assurances.
En parallèle, l’offre s’est diversifiée : on ne loue plus seulement des voiliers pour une semaine, mais aussi des semi-rigides pour une journée, des bateaux avec skipper, ou même pour quelques heures au coucher du soleil. Cette accessibilité a contribué à démocratiser la pratique.
Comment la demande a-t-elle évolué ces 5 dernières années, et comment y répondez-vous ?
Cette année, nous observons une hausse de 26 % des réservations en Bretagne par rapport à 2025*. Le profil des clients s’est élargi : ce ne sont plus seulement des navigateurs expérimentés, mais aussi des familles, des groupes d’amis ou des couples qui cherchent à vivre une expérience sur l’eau, parfois pour la première fois.
La demande ne porte plus seulement sur le bateau lui-même, mais sur l’expérience : une sortie entre amis, une découverte du littoral, ou un moment à célébrer. Nous avons donc adapté notre offre pour la rendre plus facile à comprendre et à réserver, en fonction des attentes.
Concernant les bateaux électriques, l’intérêt existe et nous suivons cette tendance de près, mais leur développement dépendra aussi des infrastructures disponibles dans les ports.
Quelles sont, selon vous, les grandes tendances pour les 2-3 prochaines années (ex : tourisme durable, digitalisation, nouvelles activités nautiques) ?
La question environnementale va prendre une place croissante. En Bretagne comme ailleurs, il ne s’agit pas uniquement de développer les bateaux électriques : il faut aussi mieux informer les plaisanciers, préserver les zones sensibles, limiter les pratiques qui peuvent dégrader les écosystèmes et travailler conjointement avec les ports et les territoires.
Pour les loueurs, le défi sera de parvenir à concilier accessibilité, sécurité et préservation du littoral, tout en répondant à une clientèle qui attend désormais une expérience de réservation aussi fluide que dans l’hôtellerie ou les transports.
*En 2025, le chiffre d’affaires de la plateforme SamBoat s’élevait à5,2 millions d’euros (pour un volume d’activité ou volume d’affaires global avoisinant les 60 millions d’euros).





