« Cap sur 2027 » : les entreprises livrent leurs priorités et leurs craintes à l’aube de la présidentielle

À quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, le Medef et OpinionWay ont mené la plus vaste consultation jamais réalisée auprès des dirigeants d’entreprise en France. Avec 65 872 participants entre avril et juillet 2026, cette mobilisation inédite révèle des attentes fortes, mais aussi une crise de confiance dans l’avenir économique du pays. Dévoilés ce 27 aout 2026 à la REF, les résultats de cette consultation pointent notamment une fiscalité étouffante, une complexité administrative et une instabilité réglementaire. Les chefs d’entreprise appellent les candidats à placer leurs priorités au cœur du débat.
Medef
Intervention de Patrick Martin, président du Medef , ce 26 août 2026 à l'occasion de la REF.

Les dirigeants sont unanimes : le prochain quinquennat doit impérativement s’attaquer à cinq chantiers majeurs pour redonner de l’oxygène aux entreprises. En tête des attentes , la Réduction de la fiscalité et des charges (83 %), un levier essentiel pour libérer l’investissement et l’emploi. Viennent ensuite la réindustrialisation la France (81 %), afin de renforcer la souveraineté économique et la résilience des filières, puis la simplification des normes et procédures administratives (75 %), la maîtrise de la dette et les dépenses publiques (75 %) et enfin, la stabilisation des  règles fiscales et sociales (74 %), afin de permettre une visibilité indispensable aux décisions stratégiques.

« Ces priorités, transversales à tous les secteurs et tailles d’entreprises, traduisent une demande récurrente : un environnement économique plus compétitif, plus simple et plus prévisible. », déclare le Medef.

 

Un pessimisme record 

Derrière ces attentes se cache une inquiétude sans précédent. 82 % des dirigeants se déclarent pessimistes quant à l’impact de la future politique économique sur leur activité. Ils sont 66 % à estimer que leur entreprise se fragilisera d’ici 2032 si rien ne change, tandis que 13 % envisagent de privilégier l’étranger pour leur développement. « Un signal particulièrement alarmant concerne l’attractivité entrepreneuriale , souligne le Medef, puisque 59 % conseilleraient encore à un jeune de créer une entreprise… mais 39 % lui recommanderaient de le faire à l’étranger (contre 20 % en France) et 32 % lui suggéreraient même d’y renoncer. »

Les raisons de ce désenchantement ? 79 % citent le niveau des impôts et charges, 59 % le poids des démarches administratives, et 50 % l’instabilité des règles. « Autant de freins qui étouffent l’innovation et la croissance. », souligne le Medef.

 

Un appel solennel aux candidats : « Agissez pour les entreprises ! »

Face à ce constat, le Medef porte le message suivant : « le débat présidentiel ne peut plus ignorer la réalité des entreprises. Les candidats devront répondre à une question centrale : « Comment permettre aux entreprises de créer davantage de richesse pour éviter le déclassement économique de la France ? »

Les résultats de la consultation, présentés ce 27 août 2026 à la REF, serviront de base pour exiger des réformes structurelles : 63 % des dirigeants réclament en priorité une réforme des charges et de la fiscalité ; 22 % une réforme du travail et de l’emploi ; 21 % une simplification administrative. Pour le Medef , « il faut en finir avec la spirale des hausses d’impôts et des contraintes. Place à un débat qui donne aux entreprises les moyens de prévoir, investir, innover et recruter en France ».

 

Les résultats complets de la consultation sont à retrouver ici  

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