Les dirigeants sont unanimes : le prochain quinquennat doit impérativement s’attaquer à cinq chantiers majeurs pour redonner de l’oxygène aux entreprises. En tête des attentes , la Réduction de la fiscalité et des charges (83 %), un levier essentiel pour libérer l’investissement et l’emploi. Viennent ensuite la réindustrialisation la France (81 %), afin de renforcer la souveraineté économique et la résilience des filières, puis la simplification des normes et procédures administratives (75 %), la maîtrise de la dette et les dépenses publiques (75 %) et enfin, la stabilisation des règles fiscales et sociales (74 %), afin de permettre une visibilité indispensable aux décisions stratégiques.
« Ces priorités, transversales à tous les secteurs et tailles d’entreprises, traduisent une demande récurrente : un environnement économique plus compétitif, plus simple et plus prévisible. », déclare le Medef.
Un pessimisme record
Derrière ces attentes se cache une inquiétude sans précédent. 82 % des dirigeants se déclarent pessimistes quant à l’impact de la future politique économique sur leur activité. Ils sont 66 % à estimer que leur entreprise se fragilisera d’ici 2032 si rien ne change, tandis que 13 % envisagent de privilégier l’étranger pour leur développement. « Un signal particulièrement alarmant concerne l’attractivité entrepreneuriale , souligne le Medef, puisque 59 % conseilleraient encore à un jeune de créer une entreprise… mais 39 % lui recommanderaient de le faire à l’étranger (contre 20 % en France) et 32 % lui suggéreraient même d’y renoncer. »
Les raisons de ce désenchantement ? 79 % citent le niveau des impôts et charges, 59 % le poids des démarches administratives, et 50 % l’instabilité des règles. « Autant de freins qui étouffent l’innovation et la croissance. », souligne le Medef.
Un appel solennel aux candidats : « Agissez pour les entreprises ! »
Face à ce constat, le Medef porte le message suivant : « le débat présidentiel ne peut plus ignorer la réalité des entreprises. Les candidats devront répondre à une question centrale : « Comment permettre aux entreprises de créer davantage de richesse pour éviter le déclassement économique de la France ? »
Les résultats de la consultation, présentés ce 27 août 2026 à la REF, serviront de base pour exiger des réformes structurelles : 63 % des dirigeants réclament en priorité une réforme des charges et de la fiscalité ; 22 % une réforme du travail et de l’emploi ; 21 % une simplification administrative. Pour le Medef , « il faut en finir avec la spirale des hausses d’impôts et des contraintes. Place à un débat qui donne aux entreprises les moyens de prévoir, investir, innover et recruter en France ».
Les résultats complets de la consultation sont à retrouver ici





