Bretagne. L’attentisme accru de la clientèle pèse de plus en plus sur l’économie

En avril, l’impact du contexte géopolitique s’est accentué, avec, en Bretagne, des hausses de prix, des difficultés d’approvisionnement et de livraison, un attentisme accru de la clientèle et, dans certains cas, des tensions sur les trésoreries. Le mois de mai devrait s’inscrire dans la continuité d’avril observe également la Banque de France, dans sa dernière publication mensuelle, « Tendance régionale ».
V.Maignant

En avril, l’industrie bretonne est restée globalement stable dans le contexte géopolitique actuel, malgré des disparités entre branches liées à des tensions d’approvisionnement. La progression des coûts des intrants a fortement pesé sur l’ensemble du secteur et n’a été que partiellement répercutée sur les prix des produits finis. De même, les stocks se sont maintenus à un niveau jugé « normal ». Toutefois, la branche du matériel de transport a de nouveau enregistré un net repli de sa production et de ses livraisons, en lien avec des difficultés d’approvisionnement. « L’augmentation des coûts des matières premières, largement indexés sur le prix du pétrole, a affecté l’ensemble des secteurs, avec un impact particulièrement marqué dans la fabrication d’autres produits industriels. Par ailleurs, l’activité du secteur agroalimentaire a poursuivi sa progression en avril, portée par une demande nationale stable », relève la Banque de France en région. Pour le mois de mai, un ralentissement modéré de l’activité industrielle est anticipée.

 

Attentisme accru dans les services

Dans les services marchands, les effets du contexte international ont été plus marqués que le mois précédent, avec une augmentation des prix et une fragilisation des trésoreries. « Les entreprises interrogées font état d’un attentisme accru de la clientèle, caractérisé par des reports de décisions et des arbitrages de consommation », souligne la Banque de France . Un léger ralentissement de l’activité, accompagné d’une poursuite de la progression des prix, est anticipé pour le mois de mai.

 

Le bâtiment , secteur le plus affecté par le conflit au Moyen Orient

Enfin, le secteur du bâtiment a été plus directement affecté par le conflit au Moyen-Orient. Dans le gros œuvre,  si l’activité s’est maintenue en avril, les carnets de commandes se sont en revanche nettement dégradés, en lien avec un fort attentisme. Dans le second œuvre, l’activité s’est repliée, et les effets du conflit se manifestent notamment par une hausse des prix des devis, liée à une augmentation significative des coûts des matériaux et de l’énergie. «  Les perspectives pour le mois de mai demeurent orientées à la baisse, avec un nouveau recul de l’activité. La  progression des prix des devis dans le second œuvre devrait se poursuivre dans un contexte de tensions persistantes sur les coûts », conclut l’institution régionale.

 

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