« Malgré chaque étape de franchie avec succès, l’axe industriel me demande une énergie dont il me manque les compétences, aujourd’hui, pour rassurer investisseurs ou banquiers. J’ai pourtant essayé et à maintes reprises, je n’y suis pas arrivée« , écrit Marie-Gabrielle Capodano, fondatrice et présidente de la biotech Spiru’Marine, sur son compte LinkedIn ; le réseau par lequel elle a décidé d’annoncer la mise en vente de son terrain situé à Arzon, et des infrastructures aquacoles industrielles qu’elle venait d’installer dessus.
Il y a tout juste un an, Marie-Gabrielle Capodano inaugurait « sa ferme de production de spiruline marine 100% eau de mer » construite sur un terrain de 3200 m2 situé à Arzon, au bord du golfe du Morbihan. La mise en route de cette unité, la première sur son business plan, allait permettre de démultiplier la production de spiruline 100% eau de mer -une souche mise au point par Marie-Gabrielle Capodano et déposée sous le nom Spiru’Breizh -, et la mise sur le marché de produits dérivés pour la nutrition, la santé, la cosmétique, la gastronomie…
Projet industriel soutenu par l’Etat

Retour aux sources et à la souche
La dirigeante et battante ne s’avoue pas vaincue pour autant. Elle reprend le cours de sa vie professionnelle en se concentrant sur la première brique de son entreprise : le laboratoire de recherche biologique autour de la spiruline 100% eau de mer, et sa micro-usine de production qui lui a permis de mettre au point des produits singuliers tels que les perles de spiruline chocolatées, le beurre de spiruline et le caviar vert. « J’ai lancé une cagnotte participative pour la précommande de cadeaux de Noël qui m’aidera à relancer la machine et avoir la trésorerie nécessaire au bon fonctionnement de cette start-up innovante« , explique Marie-Gabrielle Capodano, jamais à cours d’idées ni d’énergie pour rebondir.




