Compétences

Apprentissage : en Bretagne, près d’un apprenti sur cinq rompt son contrat dans les neuf premiers mois

En Bretagne, près d’un contrat d’apprentissage sur cinq démarré en 2024 est rompu au cours des neuf premiers mois. Si les ruptures restent les plus nombreuses chez les  apprentis préparant un CAP, leur hausse, parmi les jeunes préparant un bac +2, est particulièrement élevé : +9 points entre 2017 et 2024 . Les secteurs de l’hébergement-restauration, de l’artisanat agroalimentaire ou encore de la coiffure et soins de beauté affichent les taux de rupture les plus élevés. C’est ce qui ressort de la dernière analyse sur les Ruptures d’apprentissage en Bretagne", réalisée par la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités.
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Les secteurs de l’hébergement-restauration, de l’artisanat agroalimentaire ou encore de la coiffure et soins de beauté affichent les taux de rupture des contarts d'apprentissage sont les plus élevés.

Avec la loi Avenir Professionnel de 2018,  l’apprentissage en France a profondément évolué, entraînant une hausse de 170 % (entre 2018 et 2024) des contrats signés et la signature de  40 000 contrats signés en 2024 dans les établissements bretons. Le profil des apprentis et les caractéristiques des employeurs ont été particulièrement modifiés : des apprentis plus âgés, davantage de femmes et d’étudiants du supérieur, une présence accrue dans le secteur tertiaire et davantage d’entreprises de grande taille.  Depuis cette loi , les contrats d’apprentissage peuvent être également rompus avant leur terme pour diverses raisons (conditions de travail, réorientation, accord mutuel ) à l’initiative de l’employeur ou de de l’apprenti.

 

18% des contrats rompus

En Bretagne , selon la dernière analyse de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS Bretagne), 18 % des contrats commencés en 2024 sont rompus au cours des neuf premiers mois suivant leur début. Toutefois, environ un tiers d’entre eux démarre un nouveau contrat dans les six mois suivant la rupture. On peut donc estimer que « le taux de rupture net, c’est-à dire sans retour en apprentissage dans les six mois suivant la rupture d’un contrat, s’établit à 12 %. » Ces ruptures sont plus fréquentes pour les apprentis préparant une formation de niveau CAP. « Parmi les 10 900 entrées enregistrées en 2024, un quart rompt son contrat au cours des neufs premiers mois. »

 

Rupture en hausse chez les diplômes du supérieur

Parallèlement à l’essor de l’apprentissage porté par les formations du supérieur, le taux de rupture brut a en revanche nettement augmenté pour les apprentis visant un diplôme du supérieur. « En Bretagne, il passe ainsi de 4 % pour les apprentis entrants en 2017 inscrits dans une formation de niveau bac+3 ou plus, à 10 % pour les entrants en 2024 (de 5 % à 13 % au nveau national) ». De manière encore plus marquée, il progresse de 9 points entre 2017 et 2024 pour atteindre 22 % pour les apprentis préparant un diplôme de niveau bac+2. «  Les ruptures de contrat de ce dernier niveau deviennent plus importantes que celles du niveau bac (19% pour les entrants en 2024 en Bretagne), alors qu’elles étaient inférieures de 5 points ou plus avant 2017 », souligne la Dreets, qui précise le taux de rupture net dans le supérieur, c’est-à-dire sans retour en apprentissage dans les six mois, suit cette tendance à la hausse.

 

Un taux de rupture plus élevé en hébergement-restauration

Certains secteurs d’activité présentent des taux de rupture nettement plus élevés que la moyenne. C’est le cas de l’hébergement-restauration (34 % pour le taux à neuf mois brut, 21 % pour le taux à neuf mois net), des activités de charcuterie, boulangerie, pâtisserie (respectivement 29 % et 17 %), ou encore de la coiffure et soins de beauté (24 % et 14 %)

 

 

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