Attractivité

Immobilier breton : le marché a retrouvé son équilibre mais la prudence reste de mise

En 2026, après un début d’année prometteur, les incertitudes internationales invitent à la prudence. En matière d’immobilier, les Notaires de l’Ouest (couvre la Bretagne historique) ne formulent aucun pronostic pour les prochains mois. Cependant une chose demeure : le littoral breton reste un marché très attractif où les prix, bien qu’en recul, y restent plus élevés que la moyenne régionale, environ 4 700 €/m² à Saint‑Malo, près de 6 400 €/m² à La Baule, et autour de 3 300 €/ m² sur le littoral sud finistérien.
V.Maignant

« Nous constatons aujourd’hui un marché immobilier à deux vitesses, où les littoraux amorcent une correction quand le reste du territoire retrouve progressivement un point d’équilibre. », relève Nicolas Bosquet Porte-parole de la Chambre des notaires de l’Ouest. Ainsi, selon le dernier baromètre de la chambre des notaires de l’Ouest, le prix médian d’un appartement ancien en Bretagne, atteint 3 120 €/m², en légère baisse de 0,8% sur un an, tandis que les appartements neufs s’établissent à 4 340 €/m², en léger recul de -2,8% . Les maisons anciennes se vendent autour de 230 000 €, en légère progression de 1,3 %, alors que le prix médian d’un terrain à bâtir atteint 122 €/m² 58 600 €, en hausse de 1,7 %.

Du côté de l’activité, l’amélioration du marché est également visible. Par rapport à 2024, 2025 enregistre, en Bretagne, une progression des ventes sauf pour le neuf  : + 7,9 % pour les appartements anciens, +6 % pour les maisons anciennes, +11,4% pour les terrains à bâtir  et -11,9%  % pour les appartements neufs. C’est le signe d’un marché en recherche d’un point d’équilibre. Mais la poursuite de la reprise dépendra beaucoup de facteurs extérieurs au marché immobilier lui-même. Dans un contexte où les décisions d’investissement immobilier s’inscrivent sur le long terme, la visibilité sur la fiscalité, les politiques du logement ou les taux d’intérêt reste déterminante.À cela s’ajoute un environnement international incertain : guerres au Moyen-Orient et en Ukraine, tensions géopolitiques persistantes, volatilité des marchés financiers… Tous ces facteurs influencent la confiance des ménages et des investisseurs.

Un littoral toujours attractif

La Bretagne se classe au 4ème rang des régions françaises pour la part de résidences secondaires, derrière la Corse, PACA et l’Occitanie. Elles représentent 12 % du parc de logements régional, avec une forte concentration à proximité immédiate du rivage. Plus de trois-quarts de ces résidences secondaires sont des maisons, souvent anciennes : 4 sur 10 ont été construites avant 1945. Le marché des maisons anciennes sur le littoral breton révèle de fortes disparités d’un département à l’autre. Dans les Côtes-d’Armor, les prix restent élevés sur la Côte d’Émeraude (312 700 €), portés par des communes très recherchées comme Lancieux (472 500 €). Plus à l’ouest, le Finistère sud offre les niveaux les plus accessibles du littoral, avec un prix de 223 200 € sur le secteur Landevennec–Plomeur et des hausses encore visibles, comme à Crozon (+6,3 %) où le prix médian atteint 261 000 €. Le Morbihan reste l’un des départements les plus chers, avec un prix médian à 363 800 €, malgré un recul de –4,3 %. Certaines stations emblématiques maintiennent toutefois des niveaux élevés : Carnac 642 500 € (+3,6 %) ou Quiberon 442 900 €.

En Ille‑et‑Vilaine, le Pays malouin confirme son statut de marché premium : à Saint-Malo, le prix médian dé passe 399 900 €, tandis que les communes voisines, comme Dinard ou Cancale, tirent les prix vers le haut dans un marché très tendu et faiblement renouvelé. Enfin, en Loire‑Atlantique, la Côte d’amour demeure le secteur le plus prisé de la région, avec un prix mé dian de 410 000 €, malgré une correction marquée à La Baule (–9,3 %, 559 500 €) et au Croisic (–10,3 %, 403 500 €). Ainsi, d’un littoral à l’autre, la Bretagne historique. « Ainsi, d’un littoral à l’autre, la Bretagne historique compose un paysage où cohabitent marchés « prestiges », territoires intermédiaires et zones plus abordables, mais tous portés par une demande durable », souligne Elisabeth Sechet,  Déléguée à la communication pour le Morbihan.

 

 

 

 

 

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