Croissance

La Sica appelle à plus de compétitivité en France

Dans un contexte agricole sous haute tension, la Sica de Saint-Pol-de-Léon a tenu son Assemblée générale vendredi dernier. Producteurs, élus et partenaires ont dressé un constat clair : l’agriculture bretonne tient encore debout, mais elle avance avec un frein permanent. Face à cette réalité, la coopérative choisit l’action, l’unité et l’innovation pour sécuriser l’avenir des exploitations.
Sica
Olivier Sinquin, directeur SICA Saint-Pol-de-Léon, Marc Kerangueven, président de la SICA de Saint-Pol-de-Léon, et Thomas Quillévéré, secrétaire général

On se souvient de la crise du chou-fleur, vendu cet hiver à un prix insuffisant pour couvrir l’augmentation des charges ; de celle de l’artichaut dont la culture a été impactée par les excès de pluie hivernale, etc. Entre dérèglement climatique, manque de main d’œuvre, surproduction, incertitudes économiques et politiques : l’année 2025 a mis les producteurs sous pression, reconnaissent les dirigeants et adhérents de la Sica qui ont tenu leur assemblée générale vendredi dernier. « Malgré cela, le chiffre d’affaires de la coopérative reste stable à 230 millions d’euros, dont 188 millions d’euros en légumes (-1%) et 42 millions d’euros en horticulture (+3%) », détaille la coopérative nord-finistérienne.

Côté productions : 177 800 tonnes de légumes ont été commercialisées en 2025 (sous la marque Prince de Bretagne). Le binôme de tête se compose du chou-fleur en termes de volume avec 65 161 tonnes produites et de la tomate en termes de valeurs avec 30 694 k€. « La tomate confirme une très bonne année (+14% CA par rapport à 2024), grâce à une gestion fine des apports et à une contractualisation renforcée », souligne Marc Kerangueven, président de la Sica.

« La France recule »

Dans son discours, ce dernier a rappelé la gravité du malaise agricole en France, causé selon lui par l’accumulation de normes, les distorsions de concurrence européennes, la perte de compétitivité et l’ absence d’un cap politique clair sur la souveraineté alimentaire. « Nous ne demandons pas des aides, nous ne souhaitons pas vivre sous perfusion : nous voulons de la compétitivité. La France recule parce qu’elle ne joue plus avec les mêmes règles que ses voisins ! », a-t-il martelé tout en appelant à une équité réglementaire en Europe et à un travail collectif sur le territoire breton « pour construire des synergies entre organisations de producteurs ».

Pour faire face à cette situation et assurer les transitions nécessaires, la Sica réaffirme son rôle d’accompagnateur à la fois technique et financier, et de soutien aux producteurs dans leur évolution, innovation, diversification. « Dans un marché européen ultra concurrentiel, la Sica réaffirme que l’avenir passera par la cohésion, l’organisation et la capacité collective à anticiper les transformations. »

En 2025, la Sica fédère 485 exploitations dont 31 en horticulture, ce qui représente 686 producteurs, 9 489 hectares de cultures légumières en plein champ, 50 autres hectares cultivés sous abris et 126 hectares de cultures d’ornement. La coopérative emploie 263 personnes directement et représente plus de 3000 emplois au sein de toutes les exploitations adhérentes réunies.

 

 

 

 

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