Les deux sœurs, Marie et Maud Paillardon ont lancé Teorum, une marque qui recycle les combinaisons de plongée en néoprène usagées, les transformant en pulls 100% Made in France. Implantée à Rennes, l’entreprise a collecté depuis sa création en 2017, près d’1,5 tonne de combinaisons. Une nouvelle gamme de pulls sortira bientôt des ateliers de son partenaire, Royal Mer à Nantes.
C’est leur papa, un passionné de plongée qui a soufflé l’idée à ses deux filles, Marie et Maud Paillardon : récupérer et recycler les combinaisons de plongée pour en faire des pulls. Une filière jusqu’alors inexistante en France ou presque : « à ce jour, seule une autre entreprise installée à Bordeaux, récupère des combinaisons de surf pour en faire des bracelets ».
60% de combinaisons d’origine bretonne
Pourtant, la matière première ne manque pas. Depuis la création de Teorum, officiellement en 2018 à Cesson-Sévigné près de Rennes, les jeunes créatrices ont récupéré près d’1,5 tonne de combinaisons en néoprène. 60% proviennent de Bretagne « Nous nous fournissons auprès des clubs de plongée (une centaine en région), mais aussi des magasins spécialisés avec qui nous passons des accords. Par exemple, Skubaland (Brest) a accordé, à l’occasion d’une opération commerciale, une remise de 10% sur ses nouveaux modèles à chaque client qui rapportait son ancienne combinaison ». D’autres réseaux comme au Vieux Campeur distribuent de surcroît leurs pulls dans une partie de leurs magasins. C’est du gagnant-gagnant : en termes d’image pour le réseau de boutiques et de chiffre d’affaires pour Teorum. « Nous allons nous attacher à multiplier ces partenariats dans les mois à venir », souligne Marie Paillardon.
Une sélection rigoureuse
Les combinaisons de plongée en néoprène usagées ainsi récoltées sont décapées et traitées dans un local située dans les Côtes d’Armor. « Nous sélectionnons les plus belles pièces, celles les moins abimées par le sel. Ensuite, nous découpons des pièces qui serviront de coudières et d’épaulières pour nos pulls. » Les chutes et les combinaisons non utilisées, soit environ une tonne, sont pour l’instant conservées. « Nous avons en projet de les broyer pour en faire des petites particules qui serviront par exemple à la réalisation de tapis de yoga ou de change pour les surfeurs. »
20% de croissance

Accompagnée par la CCI Ille-et-Vilaine, Marie Paillardon fait régulièrement des points avec les équipes en place sur l’avancée du projet. « Nous sommes sur une bonne dynamique. Nous préparons une nouvelle gamme de pulls, pour homme et femme, ainsi qu’un modèle de sac. » Objectif : être prêt pour le salon Made in France en novembre à Paris. « C’est une superbe vitrine, impossible de passer à côté ! »




