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Des vacances, pas des kilomètres   Salaün Holidays a poursuivi sa croissance en externe

Bretagne économique, le 03.02.2010

Malgré un contexte délicat, Salaün Holidays a poursuivi en 2009 sa marche en avant. Toujours une valise prête pour aller découvrir à l’autre bout de la planète de nouveaux horizons à proposer à ses vacanciers, Michel Salaün a renforcé sa croissance externe en agences de proximité.

“Mon père a passé beaucoup de sa vie à conduire, moi j’ai passé six ans à travers toute l’Europe. Être chauffeur-guide la journée et laver son car à 2 heures du matin, je connais ! Aujourd’hui plutôt que des kilomètres, je préfère vendre des vacances et du rêve.” En quelques mots, Michel Salaün, Pdg du groupe qui porte son nom, résume la philosophie maison. “Nous avons trois métiers : l’historique autocariste, agent de voyages et tour-operator. Je veux envoyer les gens où ils veulent, depuis la porte de leur maison, et peu importe si ce n’est pas en autocar.” Créateur de l’entreprise en 1934, le grand-père, aussi prénommé Michel, serait éberlué par le rayonnement planétaire donné par Yves, son fils, et donc Michel, son petit-fils, à la petite société de Pont-de-Buis-les-Quimerc’h. Et fier que, génération après génération, la maison familiale en soit restée le siège avec un capital détenu par ses petits-enfants (95% à Michel, 5% à sa sœur).

Un business-plan
_ Quand Yves prend la direction en 1964, à la mort du fondateur, l’entreprise compte 5 autocars et trois salariés. A l’entrée de Michel en 1982, il y a 14 cars, cinq camions et 20 employés. En 2009, le groupe Salaün, c’est 120 autocars grand luxe, 750 salariés, 95 agences de voyages, 150 000 clients, un CA (2008) de 167 millions d’euros. “Le grand tournant date de 1990, raconte le Pdg. Cette année-là, nous avons ouvert nos premières agences de voyage à Brest et Quimper et organisé notre premier transport en avion. Une révolution pour un autocariste ! Aujourd’hui, le car ne représente plus que 25% des voyages que nous vendons et 20% du CA, mais reste un pilier, économique et sentimental, de l’entreprise.” Pour encore le conforter, Michel Salaün a cédé en 2008 à Véolia sa branche transport scolaire et ses cent véhicules. “Il fallait choisir. Cette activité ne rentrait plus dans notre business-plan axé sur des autocars très grand luxe offrant un accueil au moins égal, sinon supérieur, à l’avion.” L’entreprise s’est ainsi faite une spécialité d’acquérir les modèles les plus récents, souvent avant leur commercialisation à l’ensemble de la profession, auprès de multiples constructeurs en concurrence. “Nos autocars n’ont que 36 places au lieu de 49 afin d’offrir un large espace à chaque passager et l’extension des jambes. C’est loin d’être un détail : avec ce confort, nous avons pris des parts de marché !”

Au plus près...
_ Mais l’explosion de Salaün tient avant tout à la volonté de son patron d’aller au devant des clients et non pas d’attendre d’être sollicité.
Conception de voyages, recherche de nouvelles destinations, édition d’une revue offerte à la place comme dans les compagnies aériennes, publicité dans les boîtes à lettres... autant de moyens de se différencier. Avec un plus maison : la prise en charge au plus près du domicile.
“Avec nous, les vacances commencent dès le seuil de la maison. Finis les soucis de se rendre à l’aéroport et la crainte de rater son avion. Ces navettes, en minibus ou voiture, sont un service à fort apport de fidélisation. Mais dans cette démarche de proximité, la pierre angulaire est la présence d’agences au contact du grand public.” Michel Salaün a ainsi engagé, en marge d’ouvertures de bureaux dans les grandes villes bretonnes, une expansion externe par la reprise d’agences, de transporteurs ou de tour-operators au gré d’opportunités. Première grande acquisition en 2001 avec le rachat de Standing Euro Tours à Paris, un autocariste de 38 véhicules haut de gamme. Puis ce sera BT Tours en Belgique en 2004, et un effort conséquent en 2007 pour reprendre coup sur coup National Tours, Voyages Jouanno, Jouanno Evasion, Tourocéan, Voyages Terrien, Voyages Perrin et Voyages Frémont.

...pour aller au plus loin
_ “Ce développement de nos offres nous a permis de mieux passer la crise que l’ensemble de la profession et 2010 s’annonce bien grâce aux acquisitions de 2009 que je n’ai pas voulu freiner.” Cette année, le groupe se sera ainsi renforcé en janvier de 12 agences du réseau Wasteels en Belgique ; en avril, de l’agence GT Voyages et son activité production groupes dans le Doubs, et de Pauli Autocars et ses 8 agences Pauli Voyages en Alsace ; en juillet, des deux points de vente Balad au Mans ; en août, de l’agence Châtellerault Voyages dans la Vienne ; en septembre, en reprenant l’agence Ambassade Fram-Boiloris à Rambouillet et en ouvrant un bureau à son nom dans le 15ème arrondissement, Salaün a conforté sa présence sur la région parisienne. Enfin en novembre, le groupe a acquis l'agence des Voyages Saint-Jean situés à Caen, la première dans le Calvados. “Nous sommes maintenant bien implantés dans tout l’Ouest, l’Est, la Belgique... sans oublier Moscou, conclut Michel Salaün, pas peu fier du pied de nez aux grosses machines du tourisme. Notre identité bretonne affirmée est un plus dans la confiance que nous font les gens. Cette année, nous aurons amené en vacances 25 000 personnes en Espagne, 9 000 en Amérique du Nord, 6 000 en Tunisie, 2 500 en Russie, 2 000 au Vietnam, 1 500 en Inde... Pas trop mal pour une entreprise familiale de Pont-de-Buis ! Mais demain, nous ferons mieux encore.”

Yves Pouchard

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