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Orolia à Guidel se taille une réputation à l’international

Bretagne économique, le 16.10.2013

Orolia SAS conçoit des systèmes de détresse pour les avions et les bateaux, via liaison satellitaire. Ses ventes à l'export s'élèvent à 26 % ; celles dans le secteur de l'aviation ont fait un bond de 60 % !

'Notre savoir-faire, c’est la localisation des hommes', résume Christian Belleux, directeur général d’Orolia SAS depuis janvier 2013. « Nous créons des objets pour survivre dans des environnements difficiles, dans des moments de détresse, en mer ou lors d’expéditions'.
L’entreprise, basée à Guidel appartient au groupe français Orolia (320 personnes), présent dans huit pays. Créée en 1986 sous le nom de Serpe, puis Kannad, elle emploie 46 salariés, qui conçoivent, vérifient et réparent des balises de détresse pour avions et des balises de détresse en mer, le tout pour l’univers militaire ou de loisirs. La partie aviation représente 52 % du chiffre d’affaires, avec des clients aussi prestigieux que Thales Avionics (équipant les avions de ligne d’Airbus et de Boeing), ou Eurocopter (n° 1 mondial des hélicoptères). Les 48 % restants correspondent à des clients du maritime, des fournisseurs de l’électronique embarquée pour l’essentiel. Après avoir réalisé un CA de 10,2 millions d’euros en 2012, Orolia table sur 12 millions en 2013.



L’entreprise commercialise cinq marques : Kannad, MC Murdo (balises maritimes), Sarbé (balises militaires), Aton (produits de signalisation) et Oceania (bouées dérivantes pour contrôler et suivre les pollutions). La plupart des produits ont pour but de recueillir des paramètres et de les transmettre par satellite. Orolia vend aussi des solutions logicielles et de surveillance, couplées à ses balises. Elle dénombre 70 distributeurs dans le monde, principalement des boutiques professionnelles. « Notre activité augmente beaucoup à l’export ; elle représente 26 % du chiffre d’affaires. Elle fait carrément un bon de 60 % pour la partie aviation !', souligne Christian Belleux. Une grosse commande vient de tomber : 650 balises de détresse pour la compagnie d’avion américaine South West Airlines. « C’est une belle victoire que d’avoir remporté ce marché, se réjouit Christian Belleux. D’autant que ce client est venu nous chercher directement...'. Preuve de l’excellente réputation dont jouit Orolia partout dans le monde.



Innovation avec Galileo



Pour rester à la pointe, l’entreprise innove ; elle a remporté un franc succès en 2010-2011 avec ses balises couplées aux satellites Galileo (air, terre et mer), visant à améliorer le système de recherche et de sauvetage. Elle a signé deux contrats pour la fourniture des horloges atomiques à Rubidium et le cœur des masers à hydrogène passifs qui équiperont les 8 satellites du système européen de navigation par satellites Galileo associés au programme « Full Operational Capability Phase II ». Ces horloges sont utilisées pour mesurer le temps de propagation des signaux radiofréquences des satellites vers la Terre. Montant du marché : 14,5 millions d’euros !



Fabrication externalisée



Les produits sont conçus sur place, et la fabrication est externalisée auprès de sous-traitants (français et anglais pour l’aviation ; chinois pour les grandes séries comme les bouées de pêche). Mais les produits sont testés sur Guidel et même réparés ! Les certifications diverses et variées (Iso 9001, EN 9100, Part 21-O pour la conception des produits aéronautiques) ne manquent pas à Orolia, dont les produits sont réputés pour leur grande qualité.
Mais si le créneau d’Orolia fonctionne bien, puisqu’axé sur un marché de niche associé à une solide réputation, l’entreprise n’en demeure pas moins à l’affût des nouveaux produits pour élargir son spectre. Elle développe actuellement tout ce qui concerne la signalisation, pour les phares et balises français et anglais. Il s’agit de systèmes de signalisation électroniques, permettant notamment de donner les positions des bateaux (comme les produits de signalisation de la marque Aton). Orolia SAS lorgne également vers l’éolien en mer, en signalisation. C’est en partie grâce à cette activité signalisation que son chiffre d’affaires augmente d’environ 2 millions d’euros cette année.



Charlotte Viart



Bretagne Economique n°223 Septembre 2013

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