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de g à d : Jean Charles Delecroix, dirigeant d’Ad-NeXum à Saint-Malo, Anne Leseur , coordinatrice World Trade Center Rennes Bretagne , Vajiollah Mahabadi, animateur du Club Iran
V.Maignant
de g à d : Jean Charles Delecroix, dirigeant d’Ad-NeXum à Saint-Malo, Anne Leseur , coordinatrice World Trade Center Rennes Bretagne , Vajiollah Mahabadi, animateur du Club Iran

World Trade Center : l’Iran, un marché à REconquérir

Véronique Maignant, le 22.03.2017

Le World Trade Center Rennes Bretagne a lancé, en septembre 2016, le club Iran. Pour Jean Charles Delecroix, dirigeant d’Ad-NeXum, les TPE et PME bretonnes ont une carte à jouer dans ce pays en plein renouveau économique même si les banques refusent toujours de s'impliquer dans le commerce avec Téhéran, effrayées par d’éventuelles représailles américaines.

Ce club est une première dans le cadre du réseau des WTC français. « Depuis la fin de son embargo en janvier 2016, l’Iran cherche à attirer des entreprises et à nouer des relations commerciales. Le pays, fort de ses 80 millions d’habitants, a de nombreux besoins dans les secteurs de l’agroalimentaire,  l’énergie, le BTP ou les biens de consommation. Une opportunité pour les entreprises bretonnes mais difficile à décrypter. C’est pourquoi le club s’est donné comme mission d’aider les entrepreneurs du territoire à lier des relations avec l’Iran », explique Vajiollah Mahabadi, qui anime le club. Notre rôle est de jouer les facilitateurs en donnant des conseils pratiques pour réussir à tisser des liens commerciaux. Une trentaine d’entreprises bretonnes se retrouvent régulièrement au sein du club Iran pour échanger leurs expériences, partager leurs bonnes pratiques et savoir-faire dans ce pays et participer à des réunions.

Un marché commercialement compliqué

Dans le cadre de ces rencontres, Matthieu Etourneau, en charge du Proche & Moyen-Orient au sein de MEDEF International était présent hier à la CCI Ille-et-Vilaine. « L’Iran n'est pas un marché simple commercialement, reconnait-il. Encore sous le coup de sanctions liées au terrorisme, les échanges en dollars restent interdits en Iran. Il faut donc trouver des intermédiaires (à Dubai, en Turquie...) ou auprès de petites banques européennes comme Delubac & Cie et Wormser Frères,  non liées aux Etats-Unis , pour arriver à effectuer des transactions. » Selon lui le financement de projets reste encore quasi impossible et la reconquête du marché prendra encore deux ou trois ans. Il note également le manque « de visibilité politique » pour les entreprises qui souhaitent s'implanter, entre le résultat des dernières  élections américaines  et l'élection présidentielle iranienne en mai 2017.
 

Le « made in France », un vrai avantage concurrentiel

Ad-NeXum international Development à Saint-Malo fait partie de ces entreprises bretonnes qui commercent avec l’Iran. Jean-Charles Delecroix, ancien cadre du Laboratoires de la Mer a créé sa société de conseils en import-export, en octobre 2015. Une rencontre déterminante avec le PDG d’un laboratoire pharmaceutique iranien à la recherche de molécules pour un médicament contre l’arthrose lui a ouvert les portes de ce marché. «Ce pays est une des pépites du Moyen Orient avec un potentiel économique extraordinaire, se plait-il à souligner. Avec la levée des sanctions internationales par Obama en début d’année 2016, toute l’économie redémarre et le business s’accélère. C’est normal sur un marché qui s’est retrouvé coupé du monde pendant 10 ans». Depuis, Jean-Charles Delecroix source à travers le monde des produits pharmaceutiques ou cosmétiques pour des clients iraniens et aident des laboratoires français à se développer sur place «Petites et grandes entreprises ont un carte à jouer dans ce pays où les produits de beauté sont très prisés et certaines molécules de médicaments très recherchés. Mais attention, il est préférable de connaître les codes culturels et de s’entourer de partenaires locaux, prévient le dirigeant. Le « made in France » est certes un vrai avantage concurrentiel mais ce n’est pas un marché conquis d’avance. Les américains sont aussi dans les starting blocks ! »

Le choix du partenaire local est essentiel

Si les restrictions sur les transactions bancaires rendent ce marché encore difficile, « il existe toujours des solutions, indique pour sa part Jean-Charles Delecroix. Le transfert de fonds via un autre pays en est un. Ce qui manque aujourd’hui c’est la connexion avec ce marché. Pendant plus de dix ans, les iraniens se sont laissés enfermés dans ce blocus et leurs façons de faire du business restent encore éloignées de nos pratiques. Le reporting ou les comptes rendus ne sont pas très répandues mais ils ne demandent qu’à apprendre. Ils sont beaucoup dans l‘affect, il faut d’abord séduire leur cœur avant de parler business ! Pour monter son réseau de distribution en Iran, le choix du partenaire local exclusif est la clé car c’est lui qui va façonner le développement de votre marque en Iran, conclut le dirigeant pour qui ce pays est devenu son plus gros pôle d’activité, devant Dubaï , les Pays Baltes, la Colombie, l’Inde ou encore l’Arabie Saoudite.


Contact :

WTC Rennes Bretagne - Club Iran : Vajiollah Mahabadi-02 99 33 63 77

 vmahabadi@wtc-rennes-bretagne.com

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