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Daniel Sauvaget, pdg fondateur d'Ecomiam
Simon Cohen
Daniel Sauvaget, pdg fondateur d'Ecomiam

Quimper (29). Ecomiam continue de faire ses preuves et marque une nouvelle hausse de 32% au premier trimestre 2021/22

Maude Duval, le 10.01.2022

Avec 7 nouveaux magasins affiliés, situés principalement sur l’arc Atlantique et l'ouverture de son premier point de vente en région parisienne, le réseau écomiam poursuit sa croissance. L'enseigne finistérienne compte désormais 63 points de vente sur le territoire national. En dix ans, Ecomiam s’est fait un nom et une place dans les bacs spécialisés de produits surgelés, avec une offre non transformée et d’origine France exclusivement. Traçabilité, proximité, authenticité dopent la notoriété de cette PME finistérienne créée en 2011 à Quimper et qui grignote toujours plus de parts de marché depuis son introduction en bourse, fin 2020.

Le concept Ecomiam repose sur une conviction, celle de son fondateur Daniel Sauvaget, un expert de l’industrie agroalimentaire. Pour lui : les preuves valent mieux que les promesses. La maxime, qui nourrit la philosophie et la stratégie de cette entreprise, pourrait être inscrite sur le fronton des 60 magasins que l’enseigne finistérienne compte à ce jour sur le territoire français.

Avant de se consacrer pleinement à Ecomiam, entreprise familiale dont le modèle économique rebat quelques cartes, Daniel Sauvaget a dirigé l’abattoir de poulets Tilly-Sabco, à Guerlesquin dans le Finistère, jusqu’à sa liquidation sur l’autel d’une mondialisation écrasante. Don’t act.

Afin d’explorer de nouveaux marchés pour l’abattoir en difficulté, il avait créé en parallèle Ecomiam, en 2011 à Quimper. « Nous avions la volonté de protéger les marges de la filière avicole. » L’abattoir n’est plus mais l’idée est restée, s’est étoffée même pour devenir la signature et la singularité d’Ecomiam. « Nous sommes une entreprise engagée qui souhaite réconcilier le consommateur avec son écosystème et contribuer à une meilleure rémunération des producteurs en instaurant un climat de confiance et de loyauté entre ces deux mondes : consommation et production », explique Daniel Sauvaget.

Des pratiques inédites

Au discours, le fondateur d’Ecomiam joint les actes en appliquant des pratiques inédites dans l’univers impitoyable de la distribution. Trois exemples : 1/ l’affichage des marges sur chaque étiquette de produit vendu (prix d’achat, marge Ecomiam, taxes d’Etat) afin que le consommateur sache parfaitement où va son argent ; 2/ jamais de promotion pour garantir des prix justes et fixes pendant six mois à la fois aux consommateurs et aux producteurs ; 3/ pas de mise en concurrence entre les fournisseurs.

« J’ai l’âge et l’expérience de dire et d’afficher ce que je pense », cingle Daniel Sauvaget (60 ans) qui ne mâche pas ses mots contre les pratiques répandues de la GMS en France. « Le système est basé sur la manipulation. D’un côté, tu risques la vie de ton usine sur une négociation, de l’autre tu dupes la consommation à coup de promesses : c’est malsain pour l’économie ! On a atteint les limites de cette logique dévastatrice », enchérit celui qui est également titulaire de trois masters : Icg (stratégie), INM (marketing) et Hifi (finances).

Tel David contre Goliath, Daniel Sauvaget veut donc poser les bases d’un nouveau contrat. « Notre raisonnement et notre engagement sont fondés sur la confiance, celle que l’on gagne au regard de la cohérence de nos comportements. » Des preuves plus que des promesses, on y revient toujours. En ne proposant que des produits surgelés bruts, non transformés et d’origine française, Daniel Sauvaget mise sur la valeur d’usage des produits à destination du client. Ecomiam s’adresse aux consommateurs qui cuisinent. « C’est le modèle économique d’Ecomiam. Tout le reste en découle : y’a pas d’achat d’impulsion dans nos magasins, les clients sont dirigés vers l’essentiel et ressortent avec le sentiment d’en avoir pour leur argent. Ce sont les retours que nous avons de notre clientèle, qui confortent notre positionnement », souligne le Pdg.

Répondre aux changements de consommation

La crise Covid qui a recentré les actes d’achats vers plus de localité et de proximité a dopé la courbe des ventes Ecomiam. Le positionnement, pourtant antérieur de la marque, a répondu à la prise de conscience et aux exigences exacerbées des consommateurs : sobriété et authenticité. « Lors du premier confinement, nous avons également constaté un élan de stockage de denrées de la part des consommateurs, à quoi notre offre de surgelés a parfaitement répondu », reconnait Daniel Sauvaget.

Depuis, la clientèle n’a pas diminué. Au cours du premier semestre 2021, Ecomiam a enregistré +66% de croissance, soit 20 points de plus que l’année précédente. « La crise a eu un effet levier pour nous. On a largement capitalisé sur ce regain de fréquentation, preuve que nous répondons au changement des comportements », note l’expert alimentaire qui croit fondamentalement à cette évolution de la consommation vers un retour à l’essentiel et au bon sens.

Conquérir l’ensemble des régions françaises

« Si notre enseigne est moins connue, c’est bien notre positionnement qui nous a fait percer et nous fait avancer. » La progression des ouvertures de magasins Ecomiam, dopée par l’introduction en bourse de la PME familiale fin 2020, confirme selon lui cette tendance. Fixé à 20 nouvelles ouvertures par an, l’objectif a été dépassé dès le mois de juin 2021. Finalement, 29 magasins, à l’affichage minimaliste et l’aménagement pragmatique, ont ouvert sur l’exercice 2020/21 dont 67% hors de Bretagne.

Début 2022, le réseau écomiam compte 63 points de vente, avec l'ouverture de 7 nouveaux magasins affiliés au cours du premier trimestre d'activité sur l'exercice 2021/22. Cette stratégie se traduit par une croissance de 32,1% du chiffre d’affaires entre le 1er octobre et le 31 décembre 2021, soit 9,8 millions d'euros.

Conquérir l’ensemble des régions françaises pour accéder au Top 3 français des distributeurs de produits surgelés figure en ligne de mire d’Ecomiam. En 2025, l’enseigne vise d’atteindre 125 points de vente, 110 millions d'euros de chiffre d’affaires et 7 millions de résultat d’exploitation.

Portrait publié dans le Palmarès des entreprises bretonnes 2021-2022, actuellement en ligne
actualisé avec les derniers résultats de l'entreprise transmis le 6 janvier 2022.

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