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Distriplis dépose un brevet mondial

Bretagne économique, le 15.09.2009

Éviter la queue à la poste ou dans les bâtiments administratifs, tel est l’objectif de la société Distriplis basée à Saint-Brieuc. Sous la houlette de Frédéric Louis, fondateur de l’entreprise, une nouvelle génération de distributeurs automatiques est née.
Sur le côté de la préfecture de Saint-Brieuc, près de l’entrée du personnel, un appareil à l’usage insoupçonné dresse sa façade sur le trottoir, à l’instar des distributeurs automatiques de billets. Mais derrière cette façade particulièrement sobre, se cache une innovation d’une évidence déconcertante. Il s’agit en fait du premier site équipé par la société Distriplis fin 2006 ; un prototype assurant la distribution de permis de conduire et cartes grises aux professionnels de l’automobile, garagistes ou auto-écoles. « En moins de 40 secondes, ils peuvent retirer leurs documents au moment qui leur convient, 24h/24 et sept jours sur sept, indique Frédéric Louis. Nous avons bénéficié d’un véritable partenariat avec la préfecture qui a été pionnier en la matière et nous a fait confiance. Aujourd’hui, une soixantaine de professionnels utilise ce service, dont 80% en dehors des horaires d’ouverture de la préfecture ». L’idée est née de la manière la plus simple qui soit, en 2002, alors qu’il était contrôleur financier. Trois quarts d’heure de queue à la poste pour retirer un courrier recommandé, suivis d’à peine trois minutes au pressing automatique pour retirer son costume… Frédéric Louis décide de transposer le système aux petits colis et documents. Encore fallait-il trouver la solution technique. Il s’associe à Denis Renault, un ingénieur qui met au point l’appareil. Un troisième partenaire, industriel cette fois et spécialisé dans la conception d’automates, est chargé de la production. « Notre partenariat avec la Préfecture nous a permis de conquérir La Poste, avec une première expérimentation, toujours à Saint-Brieuc ».

Un déploiement attendu

Quelle que soit la destination de l’appareil, le principe reste le même. Modulable, il peut recueillir près de 400 emplacements. Passeports, visas, carnets de chèque, recommandés, petits colis et autres documents officiels y sont déposés. Les destinataires sont avertis par courriel ou SMS. Dotés d’une carte à puce et de son code secret, ils peuvent retirer leur pli à tout moment et sans contrainte. « La faisabilité du produit étant établie, nous terminons la phase de test sur nos sites pilotes, indique Frédéric Louis. Quatre de nos appareils sont en place, trois autres devraient être installés prochainement ». En fonction de la demande du client, des applications spécifiques sont envisagées telles que la reconnaissance biométrique. « La machine étant au point, nous devenons un véritable fournisseur de solutions avec les services qui en découlent. Nous vivons une rupture, à l’image du secteur bancaire dans les années 1970 et le développement des distributeurs de billets. Il en sera bientôt de même avec les documents administratifs, car les gens en ont assez désormais de faire la queue. C’est une question d’évolution de société ». Avec un chiffre d’affaires de 93 000 euros en 2008, c’est la phase de déploiement qui requiert désormais toute l’énergie du chef d’entreprise. Dans le cadre de son projet « Contre toute attente », destiné à limiter les files d’attente, La Poste devrait devenir un des marchés privilégiés de Distriplis. Mais ses équipements intéressent également les mairies -celle de Puteaux, en région parisienne est équipée- les banques, sans compter d’autres pistes aujourd’hui à l’étude. En attendant, alors qu’un brevet mondial vient d’être déposé, Frédéric Louis négocie un partenariat commercial déterminant avec un groupe industriel international. L’objectif : « Devenir le leader mondial »… Rien de moins !

Véronique Rolland - N° 194 juin 2009

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