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Benoît Lécluse a repris, en 2017, les rênes de la Menuiserie Monvoisin à Goven (35), rebaptisée depuis, Arimus
Benoît Lécluse a repris, en 2017, les rênes de la Menuiserie Monvoisin à Goven (35), rebaptisée depuis, Arimus

Arimus (35). Reprise en 2017 par Benoit Lécluse, la menuiserie a vu son activité bondir de 60 %

Véronique Maignant, le 12.10.2020

Benoît Lécluse a repris, en 2017, les rênes de la Menuiserie Monvoisin à Goven (35), rebaptisée depuis, Arimus. Spécialisée dans la conception, la fabrication et la pose de menuiseries en aluminium et bois, la PME a vu son activité bondir de 60% en trois ans. Début 2020, avec le concours de Breizh Fab, l’équipe a emménagé dans un nouveau bâtiment de 1 500 m². Depuis, le Covid est passé par là et la priorité, aujourd’hui, est de de rattraper le retard de chiffre d’affaires.

 

« Le carnet de commandes est bien fourni. Nous avons repris l’activité en juin, au fur et à mesure de la reprise des chantiers de nos clients. Depuis, nous sommes dans la réorganisation des plannings. Nous devons tout décaler de deux mois, explique Benoît Lécluse, Dirigeant de la SARL Arimus. Avant de reprendre la menuiserie Monvoisin née il y a une centaine d’années, l’homme a évolué pendant 18 ans au sein du Groupe Saint-Gobain. Le dernier poste occupé a été celui de Directeur des Miroiteries de l’Ouest (35).

 

De nombreuses incertitudes

Deux tiers de l’activité d’Arimus sont réalisés sur appels d’offres publics ou privés pour des chantiers de salles de sport, d’écoles, de centres techniques, de pôles enfance etc... « Cette année, en raison du Covid, leur nombre a chuté de moitié. Aussi, depuis la rentrée, nous sommes beaucoup plus nombreux à répondre et les prix redeviennent agressifs. Récemment, pour un dossier à 25 000 euros, nous étions 10 à répondre et l’écart de prix entre le 1er et le dernier était de 8%. Arimus est arrivé 8ème. Aussi, nos inquiétudes se portent sur 2021 ».

Avec le télétravail, Benoît Lécluse souligne également que la redistribution des locaux est en train de s’opérer : "De grandes entreprises suspendent, voire arrêtent leurs projets d’aménagement de bureaux. D’un autre côté, certains signes sont positifs comme les 2,7 milliards d’euros prévus par le plan de relance pour la rénovation énergétique des bâtiments publics. Au final, nous sommes dans le flou ».

 

Plan de croissance suspendu

Pour le reste de l’activité, la PME intervient aux côtés d’architectes, dans des projets d’aménagement de maisons. Elle fabrique et pose, par exemple, des grands coulissantes, des châssis amples ou encore des dressings. Elle réalise aussi des escaliers suspendus sur mesure de la marque Treppenmeister : « nous avons la licence pour tout le département 35 ». Le chiffre d’affaires 2019 d’Arimus s’est élevé à 2,2 millions d’euros pour un effectif de 20 salariés (hors intérimaires). Cette même année, la PME a opéré une levée de fonds de 100 000 euros auprès de Bpifrance, destinée à un projet global d’évolution.

« Nous nous étions organisés pour faire plus, mais nous sommes tombés dans un faux rythme. Quoi que nous fassions, il manquera deux mois de chiffres d’affaires. Notre plan de croissance est en stand-by, nous allons voir comment le marché se réorganise ». Pour atteindre cet objectif de croissance, la PME peut compter sur le Réseau Entreprendre Bretagne.

 

Accompagné par Breizh Fab

Benoît Lecluse s’est également appuyé sur la CCI Ille-et-Vilaine à l’occasion de la reprise de son entreprise. C’est au cours d’un rendez-vous avec sa conseillère d’entreprise qu’il a pris connaissance du dispositif Breizh Fab à destination des TPE/PME industrielles bretonnes. « Simple locataire, j’ai eu l’opportunité, courant 2019, de racheter un bâtiment à proximité du site d’origine. C'est un achat sensible dans la mesure où il modifie les repères des collaborateurs et conditionne leur qualité de travail future. Les informer sur la marche à suivre et écouter leurs demandes apparaît fondamental. C’est pourquoi, j’ai fait appel à un consultant. Il nous a aidé à implanter les machines et organiser l’atelier ». Le Conseil régional, qui finance Breizh Fab, a pris en charge 2/3 de la facture.

« La première journée est consacrée à l’écoute de nos besoins, la découverte de nos outils et produits. Les deux jours suivants, le consultant travaille chez lui à l’élaboration d’un plan. Enfin, le 4ème jour, c’est la restitution. Chacun apporte ses remarques jusqu’à ce que nous nous mettions d’accord sur une version finalisée. Lorsque, début janvier, nous avons pris possession de notre nouveau bâtiment (1 500 m²), nous avons respecté à 95% cette implantation ».

L’arrêt de l’atelier pendant deux mois a empêché la finalisation des travaux d’emménagement. « Il nous reste encore des améliorations à apporter, mais notre priorité aujourd’hui : c’est le business ! », confie Benoît Lécluse.


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