Crise pétrolière, pouvoir d’achat, météo… les paramètres et facteurs extérieurs sont pluriels pour dépeindre et tenter d’expliquer le lancement mitigé de la saison touristique en Bretagne. Selon le bilan mensuel réalisé par Bretagne tourisme, « 51 % des professionnels bretons rapportent une activité inférieure à celle d’avril 2025, tandis que seulement 23 % notent une progression. L’impact financier est direct, puisque la moitié des répondants estime que leur chiffre d’affaires est en baisse par rapport au début de saison précédent », rapporte l’agence de développement touristique régionale. Les week-ends de Pâques (46% de satisfaction) et du 1er mai (45% de satisfaction) n’ont pas rétabli la tendance, pas plus que les vacances scolaires qui marquent une baisse de 13% des nuitées touristiques.
Plusieurs facteurs conjoncturels expliquent ce démarrage difficile : au niveau national, les inquiétudes liées au pouvoir d’achat et la hausse du prix des carburants freinent les départs. « Selon un récent sondage de l’Alliance France Tourisme et Ifop, 35% des Français prévoient un budget inférieur à 1000 euros pour leurs vacances contre 31% en 2025″.
Le soleil de ces prochains jours devrait raviver les coeurs et l’attractivité de la Bretagne. Pour autant, les réservations pour la saison se font attendre : près de la moitié des hébergeurs observe une baisse des réservations pour juin, juillet et septembre. « Seul un professionnel breton sur deux (49 %) se déclare optimiste pour la suite de la saison », conclut le sondage de Bretagne Tourisme. Le phénomène de dernière minute, déjà remarqué ces dernières saisons, pourrait s’accentuer cette année au vu des conjonctures nationale et internationale, et compliquer davantage le pilotage de l’activité touristique pour les acteurs du territoire.



