« Jeunes sans formation, entreprises en tension : comment recréer du lien ? » En dernière partie de l’Assemblée générale de la CCI du Morbihan, tenue le 20 mai dans les locaux de l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, à Guer, Philippe Rouault, président de la CCI Morbihan a ouvert le débat sur la relation jeunes/entreprises, et plus précisément sur la connexion entre l’offre de formation et les besoins en compétences des entreprises.
Autour de la table, plusieurs responsables de centres de formation référents en Morbihan ont échangé sur leur vision de la formation et la relation des jeunes avec le monde de l’entreprise. Pour tous, la jeunesse, qu’on dit déconnectée des modalités de travail en entreprise, reste « présente, motivée, ambitieuse ». « La jeunesse a besoin de sens ; il faut lui donner envie », a commencé David Menier, président de l’Université Bretagne Sud, laquelle encadre 10 000 étudiants chaque année dans des parcours généralistes et/ou très spécifiques.
L’Académie militaire, école de l’excellence
De son côté, le Colonel Bertrand Peytavin, de l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, a présenté l’activité de cette école militaire, l’unique établissement d’enseignement supérieur de l’armée de Terre qui forme et prépare les officiers de l’armée française. La plupart des élèves sortent des lycées militaires, des classes préparatoires aux grandes écoles et/ou des grandes écoles selon leurs cursus, pour venir parfaire ici leur formation d’excellence. L’Académie encadre plus de 1000 élèves officiers par an, répartis dans les trois écoles qu’elle manage : l’École spéciale militaire qui conduit en trois ans à un titre d’ingénieur ou master ; l’École militaire interarmes qui forme en deux ans les officiers des corps techniques et administratifs des armée ; et enfin l’École militaire des aspirants de Coëtquidan qui permet d’obtenir en une année un diplôme de l’établissement. Ouvert au monde extérieur, l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan cherche à multiplier les complémentarités avec les acteurs locaux et nationaux. Ainsi, avec l’UBS, des partenariats sont établis sur le champ de la recherche, notamment dans les domaines de la balistique, de la cyber et des télécom, et autour d’un Fablab de travail dédié.
Le cas des « Neets »

« L’alternance est un levier évident, c’est une main tendue entre les jeunes et les entreprises, une école de l’adaptation et de l’immersion », a souligné Laurence Piquerel. Directrice de la Faculté des métiers – CCI Formation, elle a rappelé le taux d’insertion immuable de ses centres de formation en Bretagne : « 80% des étudiants que nous accueillons en alternance sont embauchés à l’issue de leur cycle de formation. » Pour Cédric Ragani, dirigeant de Securiteam et élu à la CCI du Morbihan, l’alternance est une réelle solution pour former et recruter des talents sur le long terme. « Encore faut-il que ce mode de formation reste soutenu et encouragé par l’Etat« , a lancé le chef d’une entreprise qui a ouvert son propre centre de formation pour assurer ses besoins en recrutement.



