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Stellantis investit 152 M°€ à Rennes dans une nouvelle plateforme dédiée aux véhicules hybrides et électriques

Le site de la Janais à Rennes se voit attribuer la construction d’un nouveau véhicule éléctrique, le CR3, via le déploiement d’une plateforme multi énergies dédiée aux véhicules hybrides et électriques. Un investissement de 152 millions d’euros annoncé ce mardi 26 octobre par Etienne Martin Commandeur, directeur du site Stellantis Rennes. En parallèle, Rennes Métropole et la Région Bretagne poursuivent le développement du Pôle d’excellence industriel sur le site de Chartres de Bretage, initié en 2015. La première annonce l’acquisition d’un bâtiment et d’un terrain à hauteur de 6,1 M€. L’enjeu : maintenir la vocation industrielle de la Janais via le déploiement d’activités décarbonées.

De g à d : Nathalie Appéré, présidente de Rennes Métropole, Etienne Martin Commandeur, Directeur du Stellantis Rennes et Loïg Chesnais Girard , Président de la Région Bretagne
De g à d : Nathalie Appéré, présidente de Rennes Métropole, Etienne Martin Commandeur, Directeur du Stellantis Rennes et Loïg Chesnais Girard , Président de la Région Bretagne

L’annonce faite ce jour, à Rennes, par Etienne Martin Commandeur, conforte  l’avenir industriel et l’emploi sur l’usine bretonne du groupe Stellantis. De type SUV, compact, le futur véhicule CR3, remplacera la Citroën C5 Air Cross. On ne connait que son autonomie :  700 km avec un plein d’électricité. « Je laisse au Groupe le soin de dévoiler le modèle et annoncer le calendrier. Le secret reste de mise», indique le directeur du site.

La  transformation de l’usine se traduit par un investissement de 152 millions d’euros, afin d’accueillir  la nouvelle plateforme STLA Medium capable de produire à terme 100 000  véhicules hybrides et électriques par an.  Le groupe Stellantis s’est donné pour objectif de produire 70 % de véhicules électriques en 2030. «  Nous n’en sommes qu’au début du projet. Actuellement nous cherchons à réduire nos coûts logistiques d’assemblage en tentant de trouver des solutions pour intégrer les ports et les routes ferroviaires ». « Cela fait écho à notre volonté d’inscrire le port de Brest-Roscoff dans le réseau central du Réseau transeuropéen de transport (RTE-T) et du segment ferroviaire Brest-Morlaix-Rennes dans le corridor atlantique », précise Loïg Chesnais Girard, Président de la Région.

Outre la nouvelle plateforme, sont prévus un atelier d’assemblage de batteries , un nouvel atelier de ferrage, une chaudière biomasse et un réseau de chaleur pour l’eau chaude. « Le challenge est double : réussir l’électrification de nos véhicules avec des énergies décarbonées. » Plus globalement, il s’agit pour le site industriel rennais d’intégrer la feuille de route Green Factory (usine verte), établie par le groupe, qui fixe un objectif de neutralité carbone d’ici à 2030.

 

6, 1 M€ pour créer une pépinière industrielle augmentée

Cette ambition rejoint celle de la métropole rennais et de la région Bretagne qui, depuis 2015, participent à la réindustrialistaion du site. » IL s’agit de faire du Pôle d’excellence industriel la vitrine de l’industrie de demain dans les filières des mobilités intelligentes et décarbonées d’une part, et de la construction durable d’autre part », souligne Nathalie Apéré , présidente de Rennes Métropole . Euro-Shelter, entreprise industrielle qui conçoit des unités mobiles à usage militaire, s’installera prochainement sur le site de La Janais. Elle  rejoindra les entreprises B3 Ecosdesign, Schneider (SETBT) et le technicentre SNCF, déjà localisés à la Janais.  « Avec l’arrivée de cette nouvelle plateforme dédiée aux véhicules hybrides et électriques, nous souhaitons développer des synergies.  C’est pourquoi, un bâtiment totem, une pépinière industrielle augmentée prendra place dans le bâtiment 78 de de l’usine de la Janais. » Le protocole foncier conduisant à l’acquisition de ca bâtiment a été signé ce mardi 26 octobre entre Stellantis et la metropole rennaise. Entre le bâtiment de 2, 5 ha et le terrain de 7,8 ha , le montant de l’opération s’élève à 6,1 millions d’euros.

 « L’annonce de ce nouveau véhicule , les investissements massifs qui seront réalisés sur le site par le Groupe, qui se révélent plus élévés qu’en 2015 et le développement du Pôle d’excellencec industreille sont autant de bonnes nouvelles pour l’emploi, l’industrie et la transition, conclut Loïg Chesnais Girard . La voiture de demain se fera aussi en Bretagne. »  Le site de la Janais à  Chartres-de-Bretagne emploie  2 500 personnes. Actuellement, du fait de la pénurie mondiale de semi-conducteurs, une seule équipe travaille, avec une production de 200 voitures par jour. En 2020, 65 000 voitures sont sorties de l’usine rennaise.

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