La trajectoire du groupe Squiban impressionne. En cinq ans, il est passé de 17 millions d’euros de chiffre d’affaires à 90 millions d’euros. Repris par la société d’investissement Unigrains en 2024, il articule sa stratégie autour de trois axes : les économies d’énergie, les économies d’eau et le génie climatique. « L’environnement/agriculture représente 60% de notre activité, les ENR, 20 %, le tertiaire et l’industrie, 10% chacun », explique Patrice Borali, président du groupe. Nous sommes sur un métier de niche qui consiste à augmenter les rendements des installations des producteurs de légumes, tout en diminuant leur consommation d’énergie. A travers nos équipement livrés clé en main (serres maraichères et horticoles), nous participons à la fois à la souveraineté énergétique et à la souveraineté alimentaire. Prenons l’exemple des tomates : les volumes produits en France ne couvrent que 40% de nos besoins. Avec nos serres maraichères, on est capable de divisé par deux la consommation d’énergie, tout en multipliant par deux les rendements (60 à 64 Kg /m² à 120kg/m²). » Cette performance tient dans la précision, la maitrise et la forte technicité des process d’assemblage des différents composants. « On a renforcé notre bureau d’études pour garder deux à trois ans d’avance sur nos concurrents et se protéger. » Chaque année, le groupe investit un million d’euros en R&D.
Bédée : un chiffre d’affaires visé de 13 à 15 millions d’euros
Deux projets de développement majeurs sont en cours dans le Finistère et en Ille-et-Vilaine, pour un montant total de 14,2 millions d’euros. Le plus important concerne Bédée, aux portes de Rennes. Le groupe Squiban a investi 10 millions d’euros dans un nouvel atelier de production de postes électriques à haute tension, un marché en pleine croissance. Ce nouveau site industriel de près de 10.000 mètres carrés doit démarrer sa production (2 lignes) début mars. Il viendra soulager le site actuel saturé dans le Morbihan, à Plescop (56). « Nous avons retenu Bédée pour des raisons logistiques tant en termes de manutention, un poste haute tension pèse 60 tonnes, que d’accès aux principaux axes routiers. » Le groupe vise dans un premier temps un chiffre d’affaires de 13 à 15 millions d’euros puis 30 à 40 millions d’euros, contre 6 millions d’euros pour le site de Plescop. Les recrutements ont commencé. La production démarrera avec 16 personnes dont une partie en provenance du site de Plescop. Les 4,2 millions d’euros restants concernent un nouveau siège social à Plougastel-Daoulas (29). Les travaux ont démarré en mars 2025. A l’horizon 2027, le groupe Squiban vise les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et entend devenir « un acteur incontournable de la gestion de l’énergie et de l’optimisation des ressources ».



