Croissance

Pour ses 30 ans, Traiteur de Paris retrouve le chemin de la croissance

A trente ans, Traiteur de Paris, fabricant de produits surgelés premium à destination des professionnels de la restauration et des distributeurs, affiche une nouvelle dynamique avec un chiffre d’affaires en croissance de 5% à 70 millions d’euros (clôture au 30.06.26) . La mise en place d’une nouvelle gouvernance en début d’année 2025 suivie par une réorganisation de la production et d’un programme d’innovation ont redonné des perspectives à l’entreprise notamment à l’international où elle réalise désormais 70% de son activité . Un plan d’investissement de 3 millions d’euros par an sur trois ans (2026 -2029) est sur les rails en vue d’accroitre la productivité des sites de la Guerche de Bretagne ( 35) et de Fécamp (76).
V.Maignant
de gauche à droite : Arnaud Bécard, CEO Traiteur de Paris, Antoine Rihet, responsable industrialistaion, Yann Le Moal , chef exécutif , Amélie Guiho-Paugam, directrice Marketing et Ludovic Laillé , directeur du site de la Guerche de Bretagnef

Créée en 1996 par Denis Pinault et Yann Le Moal, Traiteur de Paris n’a eu cesse de se développer. Un premier site voit le jour en 2000 à la Guerche de Bretagne (35) suivi en 2006 par l’ouverture d’un second atelier à Fécamp en Normandie.  En 2021,  l’ETI bretonne inaugure un nouveau bâtiment à Cesson-Sévigné près de Rennes où il base son siège social et son centre de R&D avec aujourd’hui 60 collaborateurs.  Enfin, en 2022, elle reprend à Pontivy une usine de 7 000 m², dédiée à la préparation de cakes salés, cheesecakes et différents produits à base de pâte feuilletée.

2025, année charnière

Un tournant s’opère en mai 2024. Traiteur de Paris , alors en situation délicate, à cause de la pandémie, de l’inflation sur les matières premières et de ses investissements,  s’adosse à Noe Industries qui injecte 6 millions de fond propres.  Ce nouvel actionnaire nomme quelques mois plus tard, en janvier 2025, Arnaud Becard,  CEO de l’entreprise. Très rapidement l’homme se charge de repositionner l’entreprise et actionne un plan de transformation avec pour conséquence la vente à Cité Marine du site de Pontivy. « C’est un site qui est allé d’échec en échec avec un outil vieillissant dans lequel il aurait fallu investir massivement. Aussi, après avoir fait le constat de notre incapacité à lui redonner un futur, nous avons trouvé un partenaire local avec une vraie démarche pour structurer l’entreprise », souligne-il.

 

70% du chiffre d’affaires à l’international

Dès lors, Traiteur de Paris réorganise sa production et mène une réflexion stratégique autour des valeurs qui ont fait  sa réussite .  « Ce qui nous singularise par rapport à l’ensemble de nos concurrents, c’est notre exposition à l’international où on fait 70 % de notre chiffre d’affaires », poursuit Arnaud Bécard. Globalement,  en France, Traiteur de Paris réalise entre 8 à 9 millions dans le Food service ( hôtels, cafés, restaurants, traiteurs …)et 10 autres millions dans le retail, auprès de ses partenaires historiques comme Picard ou Thiriet.  Tout le reste est fait à l’international où l’entreprise dispose de 9 business Unit réparties en Europe , aux États-Unis et en Asie (Londres Stockholm, Düsseldorf, Terni, Madrid, New-York, Taipei…). « L’autre particularité de l’entreprise est d’avoir une histoire très réussie aux États-Unis et ce puis 2010. Elle a fait le choix de ne pas passer par un distributeur mais de créer une entité juridique propre, à New-York,  constituée aujourd’hui d’une équipe de quatre personnes qui dispose d’un stock déporté. » Un pari qui lui a permis de doubler en 4 ans son activité aux Etats-Unis.  Et ce dans un contexte de choc douanier .  «  En 2025 , malgré des droits de douane en hausse , +10 % pour le sucré , +10 et+ 8% pour le salé,  nous avons continué de croître sur ce marché. », souligne Arnaud Bécard.

 

Réorganisation de la production et innovation

En parallèle, Traiteur de Paris a poursuivi ses investissements sur ses deux sites de production, à la Guerche de Bretagne ( 175 collaborateurs et 7800 m² dédiés aux pièces cocktail sucrées et salées , macarons, verrines et desserts individuels) et à Fécamp ( 185 collaborateurs et 12 000 m² dédiés aux accompagnements salés et desserts). Au global, le groupe emploie 445 collaborateurs,  réalise 70% de son activité dans le Food Service et 30% dans le retail . «  On a la chance d’opérer sur un marché où, malgré un contexte difficile,  l’appétence pour les produits premium et plus encore les produits français ne se dément pas et continue de croître. C’est particulièrement vrai aux Etats-Unis.  » La production du site de Pontivy a été rapatriée à la Guerche de Bretagne . «  On a conservé la fabrication des Cheese cake et cake salés et abandonné celle les pièces à base de pâte feuilletée. » Plus d’un million d’euros ont été investis sur le site breton notamment dans une nouvelle ligne de cuisson et en 2025/2026 son chiffre d’affaires a ainsi progresser de 28% à 18,7 millions d’euros. Plus de 120 produits y sont élaborés et parmi-elles , de nouvelles pièces de cocktail , fruit d’un travail de R&D particulièrement poussé, inspiré des nouvelles tendances du marché : « Nos clients veulent des pièces généreuses, plus gourmandes , plus simples à l’image du fait maison, prêtes à l’emploi et adaptées aux régimes spécifiques comme le sans gluten », souligne Amélie Guiho-Paugam , directrice marketing.

 

Un programme d’investissement ambitieux

2025 aura bien été une année charnière pour le groupe puisqu’il clôture (au 30 juin 2026) avec des résultats positifs et une croissance retrouvée.  « On touche les dividendes de cette transformation et de cette nouvelle dynamique initiée avec le nouveau comité de direction et l’ensemble des équipes », se réjouit Arnaud Bécart.  En changeant notre prisme sur l’innovation , en introduisant une approche marketing plus aboutie inspiré de notre héritage culinaire nous avons réussi à développer de nouveaux produits qui répondent aux attentes de nos clients. »  Aujourd’hui, la volonté des actionnaires est d’accompagner ce changement et gagner en productivité .  « On a un programme de capex assez ambitieux puisque qu’on maintient un programme d’investissement de 3 millions d’euros par an pendant trois ans, répartis de façon égale entre les deux sites. On table sur une croissance annuelle entre 4% et 5% par an. »

 

 

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