Créée en 1996 par Denis Pinault et Yann Le Moal, Traiteur de Paris n’a eu cesse de se développer. Un premier site voit le jour en 2000 à la Guerche de Bretagne (35) suivi en 2006 par l’ouverture d’un second atelier à Fécamp en Normandie. En 2021, l’ETI bretonne inaugure un nouveau bâtiment à Cesson-Sévigné près de Rennes où il base son siège social et son centre de R&D avec aujourd’hui 60 collaborateurs. Enfin, en 2022, elle reprend à Pontivy une usine de 7 000 m², dédiée à la préparation de cakes salés, cheesecakes et différents produits à base de pâte feuilletée.
2025, année charnière
Un tournant s’opère en mai 2024. Traiteur de Paris , alors en situation délicate, à cause de la pandémie, de l’inflation sur les matières premières et de ses investissements, s’adosse à Noe Industries qui injecte 6 millions de fond propres. Ce nouvel actionnaire nomme quelques mois plus tard, en janvier 2025, Arnaud Becard, CEO de l’entreprise. Très rapidement l’homme se charge de repositionner l’entreprise et actionne un plan de transformation avec pour conséquence la vente à Cité Marine du site de Pontivy. « C’est un site qui est allé d’échec en échec avec un outil vieillissant dans lequel il aurait fallu investir massivement. Aussi, après avoir fait le constat de notre incapacité à lui redonner un futur, nous avons trouvé un partenaire local avec une vraie démarche pour structurer l’entreprise », souligne-il.
70% du chiffre d’affaires à l’international
Dès lors, Traiteur de Paris réorganise sa production et mène une réflexion stratégique autour des valeurs qui ont fait sa réussite . « Ce qui nous singularise par rapport à l’ensemble de nos concurrents, c’est notre exposition à l’international où on fait 70 % de notre chiffre d’affaires », poursuit Arnaud Bécard. Globalement, en France, Traiteur de Paris réalise entre 8 à 9 millions dans le Food service ( hôtels, cafés, restaurants, traiteurs …)et 10 autres millions dans le retail, auprès de ses partenaires historiques comme Picard ou Thiriet. Tout le reste est fait à l’international où l’entreprise dispose de 9 business Unit réparties en Europe , aux États-Unis et en Asie (Londres Stockholm, Düsseldorf, Terni, Madrid, New-York, Taipei…). « L’autre particularité de l’entreprise est d’avoir une histoire très réussie aux États-Unis et ce puis 2010. Elle a fait le choix de ne pas passer par un distributeur mais de créer une entité juridique propre, à New-York, constituée aujourd’hui d’une équipe de quatre personnes qui dispose d’un stock déporté. » Un pari qui lui a permis de doubler en 4 ans son activité aux Etats-Unis. Et ce dans un contexte de choc douanier . « En 2025 , malgré des droits de douane en hausse , +10 % pour le sucré , +10 et+ 8% pour le salé, nous avons continué de croître sur ce marché. », souligne Arnaud Bécard.
Réorganisation de la production et innovation

Un programme d’investissement ambitieux
2025 aura bien été une année charnière pour le groupe puisqu’il clôture (au 30 juin 2026) avec des résultats positifs et une croissance retrouvée. « On touche les dividendes de cette transformation et de cette nouvelle dynamique initiée avec le nouveau comité de direction et l’ensemble des équipes », se réjouit Arnaud Bécart. En changeant notre prisme sur l’innovation , en introduisant une approche marketing plus aboutie inspiré de notre héritage culinaire nous avons réussi à développer de nouveaux produits qui répondent aux attentes de nos clients. » Aujourd’hui, la volonté des actionnaires est d’accompagner ce changement et gagner en productivité . « On a un programme de capex assez ambitieux puisque qu’on maintient un programme d’investissement de 3 millions d’euros par an pendant trois ans, répartis de façon égale entre les deux sites. On table sur une croissance annuelle entre 4% et 5% par an. »



