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"Le choc est moins fort dans l'Ouest", selon Maurice Bourrigaud, directeur général de la Banque Populaire Grand Ouest

MD, le 01.02.2021

La crise sanitaire qui paralyse l'économie teinte l'année 2020 de bilans contrastés. Aux fermetures administratives et mise à l'arrêt de certains secteurs d'activité, Maurice Bourrigaud, directeur général de la Banque Populaire du Grand Ouest, et Catherine Leblanc, présidente du Conseil d'administration, confirment une solidité bancaire et une capacité au rebond qui leur font aborder 2021 avec un enthousiasme prudent. Entretien avec la BPGO.

BPGO

"De l'Union européenne aux Etats en passant par les Banques centrales, tous ont décidé d'engager des moyens financiers inédits pour préserver les entreprises et continuer à vivre. Par centaines de milliards, les circuits financiers et économiques ont été irrigués comme jamais. La banque centrale européenne, pour ne parler que d'elle, a débloqué plus de 1700 milliards d'euros pour son plan "pandémie". Le "quoiqu'il en coûte" résonne de façon très concrète dans le milieu bancaire où l'activité n'a pas fléchi. A un an du début de la crise, le système bancaire français reste très solide avec beaucoup de liquidités qui doivent continuer à soutenir les entreprises et les territoires", s'accordent Maurice Bourrigaud, directeur général de la Banque Populaire du Grand Ouest, et Catherine Leblanc, présidente de son Conseil d'administration, lors d'une conférence de presse organisée en visio pour présenter les résultats et perspectives de la BPGO.

Un taux d'épargne supérieur à 20%

Premier constat : "la Banque Populaire Grand Ouest a renforcé sa solvabilité à un niveau très supérieur aux exigences (+18%) et connu des croissances d'encours extraordinaires", relate la direction. Au sein de la BPGO, les encours d'épargne et de trésorerie ont cru de 13% en 2020, quand les comptes chèques et comptes courants ont augmenté (anormalement) de 25%. "Les aides font les crédits et les crédits font les dépôts", a résumé Maurice Bourrigaud qui explique que "l'impossibilité de consommer et la crainte de l'avenir ont conduit les ménages à un taux d'épargne supérieur à 20% de leurs revenus disponibles. Les PGE et tous les autres crédits d'équipement, à la consommation et à l'immobilier ont fortement prospéré. Au final, les encours de crédit se sont accrus de 11% alors même que l’inflation est faible (0,5%)", rapporte le directeur général.

Mais sous ces bons chiffres se cache une réalité beaucoup moins enjouée et très contrastée. "Le PIB accuse une baisse de 9%, soit 200 milliards d'euros partis en fumée. Des secteurs entiers d'activité sont à l'arrêt et durablement affectés, je pense à l'aéronautique, l'hôtellerie-restauration, le tourisme et l'événementiel... A la BPGO, nous soutenons depuis le début de cette crise nos clients professionnels, que ce soit par le biais des reports d'échéances et l'octroi de prêts garantis par l'Etat ou PGE qui s'élèvent à 1,6 milliard d'euros pour 10 500 de nos clients", rapporte la direction.

Des créations d'entreprise à la hausse, des défaillances en baisse

Fait remarquable pour cette dernière : "les créations d'entreprise atteignent des records à la hausse quand dans le même temps les défaillances restent à la baisse. L'économie a été mise sous oxygène pour résister à la crise. Des mesures juridiques (suspension des poursuites dans les tribunaux de commerce) accompagnent ce vaste programme de soutien", souligne Maurice Bourrigaud. Mais jusqu'à quand et pour quel après ? "La vaccination est une chance à saisir et conforte le retour de la croissance annoncée entre 4 et 6% en ce début d'année", projette le banquier. Pour lui, le Plan France Relance, d'une hauteur totale de 100 milliards d'euros alloués par l'Etat, est également une incroyable opportunité dont il faut faire la promotion et s'en saisir.

Consolider les fonds propres des ETI

"Il va permettre de poser les fondations d'une nouvelle économie plus responsable et respectueuse, et enclencher une spirale positive au regard de la croissance bleue qui est un axe fort du rebond dans lequel la BPGO est engagée", souligne Maurice Bourrigaud. 

     >>> Lire aussi : Croissance bleue. Mer Invest a investi près de 2 millions d'euros dans 6 projets d'entreprise en 2020

Pour le directeur général de la BPGO, "tout dépendra de la manière dont l'Etat va débrancher l'oxygène... A l'heure actuelle, le niveau de défaillance des ETI, qui atteint le même niveau qu'en 2009, est un signe préoccupant. L'Etat étudie l'octroi d'un prêt participatif pour les entreprises de taille importante et qui ont besoin de consolider leurs fonds propres. La BPGO est entièrement mobilisée pour accompagner tous les moyens qui permettront d'enrayer cette crise", conclut le directeur général qui souligne que le Grand Ouest a mieux résisté que d'autres territoires nationaux. "Le principal indicateur de la santé économique d'un territoire est sa démographie ; et dans l'Ouest elle est bien orientée. Le territoire est tiré par ses grandes métropoles, et une économie plus prospère." 

 


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