Partenaire privilégié des entrepreneurs aux capacités financières limitées voire insuffisantes, l’Adie milite en faveur de l’inclusion sociale par le biais de l’emploi et de l’entrepreneuriat. En accompagnant et sécurisant le développement d’activité économique personnelle, l’association nationale l’Adie, organisée en entités régionales, joue un rôle essentiel en faveur de l’entrepreneuriat populaire dans les territoires.
En 2025, l’Adie Bretagne a accompagné la création ou le développement de 802 entreprises, soit 10% de plus que l’année précédente. « 33 % des personnes accompagnées percevaient les minima sociaux avant de créer leur entreprise », précise le rapport d’activité de l’association bretonne.
182 microcrédits octroyés
Financeur de leurs projets, l’Adie Bretagne a validé 984 financements en 2025, pour un montant total de 3 143 233 euros. Parmi ces aides financières, 182 concernent des microcrédits personnels octroyés pour des besoins de mobilité lié à une emploi salarié (+8,33 %).
« Notre ambition est claire : continuer de développer l’accès au microcrédit dans la région, car il est un puissant moteur de création de richesses partagées, pour les entrepreneurs comme pour les territoires. À l’heure où les dotations publiques aux associations se réduisent, cela passera par une diversification de nos sources de financement, notamment auprès des entreprises qui ont à cœur d’être actrices de la vitalité de leurs territoires, qui partagent nos valeurs de solidarité, de justice économique et sociale », explique Fabienne Kerzerho, directrice de l’Adie Grand Ouest.
Impact positif sur les territoires
Selon l’étude d’impact SROI de l’Adie, publiée en 2025, « 1 euro confié à l’association rapporte 4,94 € à la collectivité au bout de 2 ans ». L’impact positif de l’action de l’Adie est sans ambiguïté, rappelle la directrice régionale : « 95 % des personnes financées sont durablement insérées professionnellement, avec un taux de sortie des minima sociaux à 60 % ». Par ailleurs, 78 % des entreprises financées par l’Adie sont encore en activité au bout de trois ans, contre 75 % en moyenne des entreprises individuelles au national.
Dans un contexte économique incertain et face à un chômage reparti à la hausse, le rôle de l’Adie ne semble plus à démontrer. « Nous abordons les deux prochaines années avec notre détermination de toujours, chevillée au corps : œuvrer pour que nul ne soit empêché de créer son entreprise et être là où nos publics ont besoin de nous. »
En Bretagne, l’Adie s’appuie sur une équipe de 18 salariés et de 67 bénévoles répartis dans 8 agences et 21 permanences



