En 2012, Matthieu Pénet développe le concept des générateurs à vélo fonctionnant à l'énergie 100% humaine. Dans la foulée, il crée à Rennes, Ludikenergie, une agence d’évènementiels dont l'originalité repose sur le mélange de dispositifs techniques innovants et d’animateurs issus du monde du spectacle vivant. Aujourd’hui avec la designer rennaise Bérengère Amiot, il lance Ilo une borne de recharge USB à pédales.
« Cela fonctionne comme une éolienne sauf qu’à la place du vent, c’est vous qui pédalez. Une génératrice à aimant, entraînée par le mouvement du pédalier, crée de l’électricité instantanément. Vous pédalez en moyenne 10 minutes pour 10% de batterie en plus pour un ou deux téléphones », explique Matthieu Pénet, fondateur de Ludikenergie qui compte 4 personnes. Avec Bérengère Amiot, ils ont travaillé ensemble pour la première fois à la MakerFaire de Paris en 2016. Dix-huit mois de développement ont été nécessaires pour mettre au point Ilo. « L’assemblage se fait dans nos locaux. Electricité, mécanique, coques.., nous travaillons uniquement avec des entreprises locales ».
La ville de Rennes déjà équipée

Sensibiliser à la transition écologique
Sur un marché ou la concurrence est quasi inexistante, seule une entreprise belge propose un modèle similaire, la route semble dégagée pour Ludikenergie. « Notre première démarche reste la sensibilisation du grand public aux économies d’énergie. Nous continuons à proposer des animations ludiques aux particuliers et aux entreprises pour leur faire prendre conscience que chacun peut agir pour limiter ses dépenses énergétiques ». C’est d’ailleurs à la Cop 22 fin 2016 à Marrakech que les équipes de Ludikenergie se sont vraiment fait connaître .
Elles ont installé un dispositif implanté place Bab Jdid, à quelques centaines de mètres du site de la COP22, avec 96 génératrices en simultané (vélos et manivelles) permettant de produire 6 000 Watts d’électricité. Pendant 10 jours, une planète lumineuse de 7 mètres de haut s’est éclairée au rythme des cyclistes venus partager leur énergie. Des données sur la quantité d’énergie produite étaient transmises en direct aux participants depuis la régie : puissance instantanée, nombre de wattheures. L’électricité produite chaque soir par les participants était réinjectée dans le réseau.




