Compétences

Être chef d’entreprise : la question du genre existe-t-elle encore ?

La Semaine de l'égalité femmes hommes bat son plein à Lorient. Mardi matin, la CCI du Morbihan animait une table ronde sur l'égalité professionnelle autour de cette question : "Existe-t-il une différence de genre quand on veut entreprendre ?" Philippe Rouault, président consulaire, et quelques-unes et uns de ses élus ont répondu.
MD

Egalité professionnelle, déterminisme social, culture sociétale, fibre entrepreneuriale, compétences et/ou personnalité… La question de l’égalité des sexes à la tête d’une entreprise a été abordée sous toutes les coutures par les participant(e)s à la table ronde organisée par la CCI du Morbihan, ce mardi, dans le cadre de la Semaine de l’égalité femmes-hommes, organisée chaque année par la Ville de Lorient autour du 8 mars.

Invité par Philippe Rouault, président de la CCI du Morbihan, quelques dirigeant(e)s élu(e)s à la CCI du Morbihan ont témoigné de leur expérience. « Pour moi, il n’y a pas de sujet« , rentre dans le vif du sujet Ariane Perhson, fondatrice de l’entreprise Lyophilisé&co. « Le fait d’être une femme n’a jamais été un frein pour créer et gérer ma boite. Je ne me suis jamais posé la question en fait ! », souligne celle qui est née en Suède et revendique une culture nordique plus « égalitaire » sur cette question. « De mon côté, je ne voulais en aucun cas mettre en avant le fait d’être une femme. J’ai en moi cette conviction de l’égalité des genres et la considération des compétences« , enchérit Stéphanie Hesnard, à la tête de l’entreprise familiale Villa Florale.

« Faire ses preuves »

« Il a fallu, pour ma part, que je prouve que j’étais compétente. Parce que j’étais une femme travaillant dans un milieu professionnel exclusivement masculin, j’ai été testée et jugée plus longtemps sur mes capacités à faire le métier technique qui est le mien », souligne Gwénaëlle Feld, dirigeante de la casse automobile Récup’Auto. « ça a duré une année« , complète celle qui est également présidente de la section lorientaise du réseau CJD. « Dans les réseaux professionnels, nous avons davantage de difficulté à recruter des femmes », précise Sarah Turrini, chef d’entreprise dans l’événementiel et ancienne présidente du CJD Lorient, lequel compte 20% de femmes. « C’est peut-être dû au temps disponible. Une femme, même dirigeante, doit généralement composer avec la charge familiale ? », soumet une participante. Les réponses sont aussi diverses que les cas de figure exposés.

Complémentarité des compétences

Reste que les femmes sont moins nombreuses à diriger de grands groupes. Leur présence est également plus disparate au sein des métiers techniques, « ce qui pose aussi des difficultés à mixer les recrutements« , souligne Peter Nass, fondateur de Nass&Wind, entreprise dédiée aux énergies renouvelables.  « A compétences égales, et requises, j’accentue l’accession des femmes aux postes de management », rappelait Ludovic de Fombelle, président de la concession Sica Ford Lorient-Quimperlé-Concarneau.

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