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Dans les coulisses du départ de la Route du Rhum : comment les skippers se préparent ?

Dimanche  1er novembre à 13 h 02, les regards seront tournés vers la ligne de départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Pourtant, pour une grande partie de la flotte, l'aventure commence bien avant le coup de canon. Dès vendredi, les premiers géants des mers quitteront les bassins malouins pour rejoindre leur zone d'attente. Passage des écluses, nuit au mouillage, derniers réglages, stratégies météo... Tour d'horizon avec l’organisateur OC Sport Pen Duick, des heures décisives qui précèdent le grand départ.
Lou Benoist / AFP / Route du Rhum - Destination Guadeloupe

Pourquoi les bateaux quittent-ils les pontons avant dimanche ?

À Saint-Malo, le départ se prépare par étapes. Dès vendredi, les spectaculaires ULTIM ouvriront le bal en franchissant les écluses. Samedi, les Ocean Fifty, IMOCA et autres catégories prendront le relais. Seuls les Class40 patienteront jusqu’à dimanche matin. La raison est avant tout logistique. Avec plus d’une centaine de bateaux engagés, impossible de faire transiter toute la flotte en une seule marée. Les immenses trimarans ULTIM, particulièrement délicats à manœuvrer dans le sas, bénéficient donc d’un créneau dédié. Pour le public, ce calendrier échelonné offre également plusieurs occasions d’assister à un véritable spectacle maritime.

Où stationnent les concurrents avant le coup d’envoi ?

Une fois les écluses franchies, les bateaux gagnent leur mouillage aux alentours de Saint-Malo. Les ULTIM et les IMOCA jettent notamment l’ancre du côté de Dinard, tandis que les Ocean Fifty rejoignent le port des Bas-Sablons.

Ces zones d’attente constituent une sorte de sas psychologique avant la course. Un périmètre de sécurité est mis en place pour garantir la tranquillité des équipages et protéger les bateaux des embarcations trop curieuses. L’activité y reste pourtant intense : ultimes vérifications techniques, chargement des derniers équipements et préparation du départ mobilisent les équipes jusqu’au dernier moment.

 

Les skippers passent-ils leur dernière nuit à bord ?

Pas nécessairement. Si les marins sont bien présents lors du passage des écluses pour saluer le public, beaucoup rejoignent ensuite la terre ferme. Une fois au mouillage, ce sont souvent les membres des équipes techniques qui assurent la veille à bord. Les skippers préfèrent généralement profiter d’une nuit au calme avant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, en solitaire sur l’Atlantique.

Ce temps de repos est précieux. Il permet d’aborder le départ avec un maximum de fraîcheur physique et mentale, alors que les premières heures de course s’annoncent particulièrement exigeantes.

À quelle heure les marins doivent-ils embarquer dimanche ?

Le règlement laisse une certaine liberté aux concurrents. Les skippers s’organisent selon leurs moyens logistiques, leur emplacement au mouillage ou encore leur connaissance du plan d’eau. Une seule obligation prévaut : être à l’heure sur la ligne de départ. Les transferts vers les bateaux s’effectuent donc tout au long de la matinée à bord de semi-rigides ou d’embarcations d’assistance. Dernière règle incontournable : quatre minutes avant le signal de départ, chaque skipper doit être seul à bord. À cet instant, l’assistance s’efface et la course commence véritablement.

 

Tous les skippers peuvent-ils bénéficier du routage météo ?

Non. Les règles diffèrent selon les catégories. Pour les monocoques, comme les IMOCA, les Class40 et les Vintage Mono, le routage est interdit. Les marins doivent analyser eux-mêmes les fichiers météo et prendre seuls leurs décisions stratégiques. À l’inverse, les multicoques, qu’il s’agisse des ULTIM, Ocean Fifty ou Vintage Multi, peuvent s’appuyer sur des cellules de routage à terre. Météorologues, anciens skippers et experts techniques suivent alors la course en continu pour conseiller les concurrents.

Cette différence s’explique principalement par des questions de sécurité. Plus rapides mais aussi plus exposés au risque de chavirage, les multicoques bénéficient ainsi d’un accompagnement supplémentaire pour traverser l’Atlantique dans les meilleures conditions.

 

 

Pour aller plus loin : https://www.routedurhum.com/

 

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