Depuis son amorçage, en janvier 2025, Biom Innov a considérablement avancé dans le développement de ses solutions de protection des cultures. Son produit phare, BIV342, destiné à lutter contre le mildiou et l’oïdium de la vigne, a été testé lors de 37 essais conduits en conditions réelles d’exploitation à travers l’Europe. Selon la société, ces expérimentations démontrent une efficacité comprise entre 70 et 80 %, un niveau comparable à celui des solutions conventionnelles actuellement utilisées. Élaboré à partir d’extraits végétaux, ce biofongicide agit à la fois sur le champignon pathogène, les défenses naturelles de la plante et son microbiote, dans une approche dite « holobionte » visant à limiter les phénomènes de résistance. L’enjeu est de taille pour la filière viticole. Alors que les solutions phytosanitaires se raréfient et que le cuivre, autorisé en agriculture biologique, fait l’objet d’interrogations croissantes sur son impact environnemental, Biom Innov entend proposer une alternative compatible avec les pratiques existantes des viticulteurs.
Objectif : dépôt du dossier européen en 2027
L’opération financière annoncée ce jour, repose sur un double soutien. D’un côté, son actionnaire historique AgriLife Studio renouvelle sa confiance avec un réinvestissement de 500 000 €. De l’autre, 1,5 M€ sont ouverts aux investisseurs particuliers via la plateforme de financement participatif GwenneG, qui assure la structuration de l’opération et la représentation des souscripteurs au conseil de la société. « En 2025, nous présentions une approche et un produit en voie de développement. Aujourd’hui, nous avons des résultats au champ, une recherche structurée avec UniLaSalle et des industriels qui testent nos produits. Ce tour doit nous mener jusqu’au dépôt de notre dossier européen. Nous avons choisi d’y associer les épargnants, parce que Biom Innov est née en Bretagne et que la transition agricole concerne chacun d’entre nous », souligne Aude Bernardon-Méry, fondatrice et dirigeante de Biom Innov.
Les fonds levés doivent permettre de financer les études réglementaires nécessaires au dépôt du dossier européen de substance active, prévu en 2027. L’entreprise prévoit également de renforcer ses essais en Europe du Sud, d’étoffer son équipe et de poursuivre l’identification de nouvelles molécules d’intérêt grâce à sa plateforme de recherche BioControl Explorer.



