Géré par la société portuaire BrestPort, le port de commerce de Brest a traité 2,65 millions de tonnes de marchandises en 2025. En tête, les carburants et biocarburants qui représentent 850 589 tonnes transitées, suivis par les matières premières agricoles solides avec 815 940 tonnes (+7 %). Les vracs solides non-alimentaires cumulent 409 242 tonnes traitées dont une majorité de sable (291 038 tonnes ; +2 %) et la progression des importations de ciment à 80 979 tonnes (+10 %). Les exportations de broyats de bois, notamment impactées par une météo clémente en Europe du Nord, sont, eux, en baisse à 37 225 tonnes. Enfin, le repli des marchandises diverses à 204 075 tonnes s’inscrit « dans un environnement international plus contraint, marqué par un ralentissement de la demande sur plusieurs marchés clés (viandes de volailles, plants de pommes de terre ou poudre de lait) », indique le communiqué. Ce repli de certains marchés clés se ressent également dans le trafic de conteneurs, qui affiche une baisse de 20%, à 24 000 EVP (équivalent vingt pieds).
Autre baisse enregistrée en 2025, celle des escales paquebots de croisière. Le port de Brest en a accueilli 16, contre 20 en 2024, avec une diminution du nombre de passagers à 24 377, contre 29 072 l’année précédente.
Le fruit des premiers investissements massifs
Côté réparation navale, le port de Brest conforte sa position avec 51 navires réparés et près de 10 000 heures de travail des grues réalisées. BrestPort a également réceptionné, en juillet dernier, le nouveau bateau-porte de la forme de radoub n°1. « La diversité des navires accueillis à Brest (barges, rouliers, vraquiers, câbliers ou navires dédiés à l’installation des parcs éoliens), témoigne de l’adaptation réussie aux évolutions de la demande et la capacité d’adaptation de la place brestoise« , se réjouit Christophe Chabert, président du directoire de BrestPort.
Autre pôle d’activité en développement, la filière EMR qui poursuit sa construction et son implantation sur le port de Brest. « L’activité autour des éoliennes est restée soutenue et a permis d’enregistrer 60 582 tonnes de composants sur le terminal EMR du port. De plus, les éléments du prototype éolien flottant d’Eolink sont prêts pour leur assemblage imminent », informe Christophe Chabert. Parmi ses projets et investissements, BrestPort se transforme en hub industriel majeur de l’éolien offshore avec le terminal EMR et le projet InFloW, « un investissement structurant de 250 millions d’euros destiné à accompagner les futurs parcs posés et flottants, générer jusqu’à 3 000 emplois et économiser près de 850 000 tonnes de CO₂ d’ici 2050″, complète le directeur.
Choc d’investissement
Lancé dans un plan d’investissement à 900 millions d’euros sur 40 ans, les chantiers se poursuivent, comme les travaux d’alimentation électrique des navires à quai et en réparation navale réalisés pour adapter les installations portuaires aux nouveaux usages. Cet investissement est soutenu par une subvention de 800 000 euros versés par France Relance.
Autre nouveauté, depuis le 1er janvier 2026, BrestPort assure également l’exploitation du port de Roscoff au travers d’un établissement secondaire spécifique, identifié sous le nom de RoscoffPort, qui regroupe l’ensemble des activités du site : commerce, pêche et plaisance.



