Comme en 2024, Solarenn a dû faire face à une météo maussade en 2025, entrainant une très légère baisse de la production de tomates à 22 000 tonnes contre 23 000 tonnes un an plus tôt. « Sur une même saison et pour un même légume, nous avons eu la chance d’avoir un marché au beau fixe pour la gamme Gourmande une bonne partie de la saison, un marché plutôt morose pour la gamme des petites avec quelques timides éclaircies durant l’été, et un marché que je qualifierai de moyen pour la gamme Classique, ni bon, ni mauvais. », résume Ronan Collet, président de Solarenn. Dans ce contexte la coopérative a également dû multiplier les promotions et la concurrence accrue, du Maroc entre autres, notamment sur les tomates cerises vendues à bas prix, a rendu l’écoulement de l’offre française plus complexe. Conséquence directe de cette année en dents de scie : le chiffre d’affaires se contracte atteignant, 55 millions d’euros en 2025, contre 57 millions en 2024. « 90 % de la production sont vendus dans un rayon de 50 km. »
S’adapter et innover
Evoluant sur un marché de plus en plus exigeant, la coopérative a continué à adapter son offre : « certaines variétés, comme les tomates côtelées, ont connu un bon démarrage de saison, confirmant l’intérêt pour des produits à forte identité gustative », analyse Isabelle George, directrice. Les trois gammes phares de la coopérative – les Petites, Gourmandes et Classiques – continuent cependant de dominer son offre, représentant près de 98 % de son chiffre d’affaires. « Le phénomène de la marque distributeur s’amplifie en 2025 et 2026 ne va pas y échapper, effaçant en partie les marques des producteurs. » La GMS absorbe 90% de l’activité, les grossistes, 18% et l’export, 2 %. Par ailleurs, Solarenn regroupe 25 producteurs sur 54 ha de serres, emploie 78 salariés permanents et jusqu’à 50 saisonniers en été. En 2025, la coopérative a aussi commercialisé 150 tonnes de fraises 25 000 tonnes de mini pastèques et 5 tonnes de courgettes, fruit de sa stratégie de diversifications. « La mini pastèque affiche des rendements en progression et un format adapté aux consommateurs urbains, tandis que les courgettes ont connu une première campagne très prometteuse. »
500 000 euros d’investissements programmés
En 2026, la coopérative investit 500 000 euros dans un robot d’encaissage, un outil numérique de traçabilité, et l’aménagement d’une nouvelle ligne de conditionnement pour les colis de 1 kg. Installé en mars 2026, le robot d’encaissage conditionne les barquettes de tomates petits fruits. « Il s’agit d’automatiser la sortie de ligne, reproduisant un geste manuel précis, délicat, et garantissant l’intégrité de ces produits particulièrement fragiles. Il peut traiter 80 barquettes par minute. » Quant à l’outil numérique de traçabilité, déployé depuis octobre 2025, il permet un suivi instantané des stocks, des ventes et de la logistique. « Les conducteurs de ligne, équipés de terminaux portables et de tablettes, accèdent à des statistiques en temps réel. L’outil digitalise aussi l’archivage des données et fluidifie la communication entre les services. » La robotique est un moyen de faire progresser tout les conditions de travail , mais aussi la compétitivité.



