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Waiki, l’innovation bretonne pour lutter contre l’addiction aux écrans démarre sa campagne Ulule

Face à l’explosion de l’addiction aux écrans chez les jeunes, un étudiant rennais a décidé de reprendre la main. Célestin Alusse, 20 ans, étudiant en troisième année d’ingénierie informatique à l’INSA Rennes et lauréat Passeport Armorique pour Entreprendre lance aujourd’hui sa campagne Ulule pour Waiki, un boîtier physique pensé pour remettre du choix dans l’usage du smartphone. Une innovation en cours de brevetage, déjà testée dans plusieurs universités bretonnes.
Waiki
Célestin Alusse, 20 ans, étudiant en troisième année d’ingénierie informatique à l’INSA Rennes et lauréat Passeport Armorique pour Entreprendre a créée en 2025, Waiki.

« J’ai tout essayé : supprimer les apps, mettre des minuteurs, passer l’écran en noir et blanc… À chaque fois, je finissais par contourner mes propres règles car c’était trop facile. Il me manquait une barrière tangible. », confie Célestin Alusse, fondateur de waiki. Depuis l’adolescence, il imagine et crée des solutions concrètes. Mais, c’est en 2024 qu’il prend conscience de l’addiction grandissante des jeunes aux écrans :  les 1524 ans passent 3h46 par jour sur Internet via leur smartphone (étude Médiametrie). Cet usage excessif perturbe la maturation du cerveau, freine l’acquisition des compétences fondamentales et altère leur capacité d’attention.  Après avoir tenté de supprimer ses réseaux sociaux pour se concentrer, il réalise rapidement les limites de cette méthode. C’est le point de départ de Waiki qui verra le jour en juin 2025. « Je voulais une alternative équilibrée, qui ne soit ni punitive ni radicale », précise-til.

  

Une innovation  validée par l’université

« Le problème, ce n’est pas le smartphone, c’est l’automatisme. On déverrouille sans même s’en rendre compte », poursuit le jeune créateur. A partir de ce constat , il pose le principe de Waiki : créer une friction pour interrompre l’automatisme du “scroll”. Le boîtier fonctionne grâce à un double scan, « un premier pour verrouiller les applications distractives et un second, effectué sur le boîtier lui-même, pour les déverrouiller. En ajoutant une friction physique, on transforme un geste inconscient en une décision volontaire », poursuit Célestin Alusse. Les prototypes testés dans les bibliothèques universitaires de Rennes et Nantes ont rapidement convaincu. Des centaines d’étudiants ont adopté l’outil pour préparer leurs examens dans un environnement plus apaisé. La solution est en passe d’être protégée par un brevet. Pour mener à bien son projet , le fondateur de Waiki lance sa campagne de financement participatif sur Ulule.

 

Un premier objectif à 10 000 euros

La campagne de financement participatif vise un premier objectif de 10 000 euros. « Elle me servira à enrichir l’application (statistiques, défis, modes personnalisés), financer une étude scientifique indépendante, et démarrer une production responsable et potentiellement inclusive », explique Célestin Alusse. Il pourra également compter sur l’association Passeport Armorique pour Entreprendre créée par le Club des Trente, et notamment son mentor, Matthieu Gordien, Associé Leprince & Associés Assurances et membre du CJD Rennes. Un appui précieux : « L’accompagnement de Matthieu m’aide à structurer la vision long terme. Son expérience est un vrai accélérateur », confie le jeune entrepreneur.

  

Pour soutenir Célestin Allusse et son innovation WAIKI, découvrir la campagne Ulule.

 

 

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