Le 6 juillet prochain, Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, proposera aux élus de la Commission permanente de retenir le groupement Vinci-CCI35-SEALAR pour gérer les aéroports de Rennes et Dinard jusqu’en 2047.
À l’issue d’une procédure de mise en concurrence lancée il y a près de deux ans, l’exécutif régional estime que cette offre répond aux nouvelles exigences fixées par la collectivité, propriétaire des deux infrastructures. Si les élus valident cette proposition, le nouveau contrat de concession entrera en vigueur le 1er janvier 2027 pour une durée de vingt ans. Dès le début de la procédure de renouvellement, choix a été fait de conserver un scénario comportant, comme précédemment, un seul contrat de concession pour les deux aéroports, « Dinard restant une plateforme aéro-industrielle importante pour son territoire ».
Des destinations supplémentaires depuis Rennes-Bretagne
L’objectif est clair : poursuivre le développement du trafic aérien au départ de Rennes. Selon le communiqué, le futur concessionnaire devra maintenir les liaisons avec les grands hubs européens, comme Amsterdam, tout en renforçant les connexions vers les pays de l’Union européenne et du bassin méditerranéen. La Région souhaite ainsi offrir plus de destinations aux voyageurs bretons et renforcer l’attractivité de l’aéroport rennais.
Cette stratégie vise aussi à confirmer le rôle de Rennes comme porte d’entrée aérienne de la Bretagne orientale.
C’est l’un des défis majeurs des prochaines années. La Région constate que l’aéroport Rennes-Bretagne « ne capte pas encore suffisamment d’habitants et de salariés d’Ille-et-Vilaine, nombreux à privilégier Nantes-Atlantique ou les aéroports parisiense.
Dans son communiqué, la collectivité souligne que « l’enjeu pour le concessionnaire est de reconquérir une grande partie des voyageurs utilisant principalement Nantes et Paris », estimant que ces trajets auraient un bilan carbone plus favorable s’ils étaient effectués depuis Rennes. Pour y parvenir, le développement de nouvelles lignes et l’amélioration de l’offre seront des leviers clés.
Une concession autofinancée et un projet solaire annoncé
Autre innovation : le futur modèle économique devra permettre de financer les investissements sans recourir à des fonds publics. Le concessionnaire compte s’appuyer sur la croissance du trafic, mais aussi sur le développement de recettes extra-aéronautiques, avec la création d’un parc photovoltaïque d’envergure d’ici 2032.
La Région vise également la neutralité carbone des plateformes aéroportuaires d’ici 2040 (hors émissions des avions), tout en favorisant les mobilités décarbonées pour accéder au terminal, comme les transports en commun ou le vélo.
En 2025, l’aéroport de Rennes a accueilli près de 512 000 passagers, avec sept compagnies aériennes présentes et environ 10 000 tonnes de fret traitées. Des chiffres que la Région espère voir progresser au cours des vingt prochaines années, grâce à cette nouvelle concession, dont la validation définitive est attendue début juillet.




