A l’occasion de l’Assemblée générale de Bretagne Commerce International (BCI), ce lundi 2 juillet à Rennes, Sylvain Barthélémy, directeur général de TAC Economics, a décrypté les marchés des pays émergents devant un parterre de 1 200 chefs d’entreprise et institutionnels.
Tac économics est une entreprise spécialisée dans l’analyse des risques à l’international. Basée près de Fougères, en Ille-et-Vilaine, elle vend, depuis sa création en 1991, ses conseils aux entreprises du Cac 40. Employant une vingtaine de personnes, elle propose aujourd’hui ses services aux PME qui exportent ou s’internationalisent.
De quoi parle-t-on quand on aborde la question des risque pays ? interroge Sylvain Barthélémy : « Que la devise se déprécie, que l’activité se retourne, soit brutalement comme le Brésil ou plus lentement comme la Chine depuis une dizaine d’années, ou encore ue votre client ne paie pas ». Le change, l’activité et le paiement sont donc les trois risques pays à prendre en compte pour qui veut exporter. « Du point de vue des pays émergents, l’année 2017 a été une année relativement calme en termes de risques pays. Une des plus calmes que j’ai connues en 25 ans d’activité. On peut dire qu’en 2017, nous avons vécu une situation de brise légère, plutôt anormale ». Sous ce calme apparent, Sylvain Barthélémy pointe la situation de la Chine qui en 10 ans a vu sa croissance divisée par deux. « Elle est passée de 15 % à 6-7% aujourd’hui. Depuis 10 ans, la croissance chinoise ne cesse de baisser et le mouvement devrait se poursuivre. Il existe un risque économique sur la Chine à l’horizon 2019 ».
Les enjeux pour 2018-2019




