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Saint-Malo : Amarok Biotechnologies développe un service d’analyses biologiques à la carte

Véronique Maignant, le 24.01.2018

 Depuis sa création en 2011, Amarok Biotechnologies  réalise des tests de performance pour la mise en marché de solutions et de machines dans le secteur de l’analyse biologique. En 2017, un changement de réglementation européenne l’a incité à développer un service de proximité à destination  de l’agroalimentaire.

Amarok Biotechnologies, fondé par Vincent Genty à Saint-Malo est à la la fois un laboratoire d'essai et un laboratoire de recherche privé.

Résoudre un problème de contamination qui empêche les moules de bien s’oxygéner est un des services à façon que propose depuis peu Amarok Biotechnologies à Saint-Malo.  Avec une équipe de 5 personnes, ce laboratoire privé d’analyse biologique est aujourd’hui le dernier en activité sur le secteur de Saint Malo. « C’est un mytiliculteur qui nous a mis le pied à l’étrier, indique Vincent Genty, CEO. Il ne trouvait pas les origines de la mortalité de ses moules. Nous l’avons accompagné pour trouver la solution. De  fil en aiguille, d’autres acteurs de l’agroalimentaire nous ont sollicité. Cela va de l’abattoir de volaille au restaurateur pour un suivi d’analyse sanitaire ». Amarok Biotechnologies aide également  les restaurateurs à mettre en place une politique HACCP, au sein de leur établissement.

 

Cœur de métier, le domaine médical

Docteur en biologie moléculaire, Vincent Genty a poursuivi ses études à Reims et à Strasbourg. Durant une quinzaine d'années, il a été responsable de la recherche et développement de l'Institut de biotechnologie de Troyes (Champagne-Ardenne).  Il crée sa propre société en 2011. Puis, il s'installe, début 2012, à la pépinière d'entreprises de Saint-Malo. Amarok propose un ensemble de services. L'entreprise est à la fois un laboratoire d'essai et un laboratoire de recherche privé. « Nous travaillons pour des industriels qui ont besoin de valider leurs produits ou leurs méthodes, pour l'essentiel dans le domaine médical. C’est notre cœur de métier». Cela représente encore 70% de l’activité du laboratoire,  avec des contrats nationaux voire internationaux.

 

2017, année de transition

La Publication, courant 2017, au JO de l’UE de la nouvelle réglementation européenne sur les  dispositifs médicaux de diagnostic in vitro  s’est transformée en  course contre la montre pour les  fabricants. «  Nous pensions que la mise en place de cette nouvelle règlementation, qui vise à améliorer la sécurité et la traçabilité des dispositifs médicaux, allait doper notre activité. Il n’en a rien été, du moins en  2017, souligne Vincent Genty. Les fabricants ont 5 ans pour mettre à jour leur processus et documentation technique. Ils  sont donc tous en train de réfléchir à une nouvelle stratégie. Sous l’ancienne directive DDIV les entreprises  pouvaient s’auto certifier mais avec la réglementation, environ 90% de fabricants auront besoin d’un organisme notifié.» En attendant 2022 et la remontée en puissance de cette activité, le dirigeant entend bien  s’appuyer sur le tissu local pour développer de nouveaux services d’analyses biologiques à la carte. Pour ce faire, il envisage le recrutement d’un  technicien de laboratoire courant 2018.


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