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A Saint-Gérand (56), Altho répond à sa croissance en construisant une nouvelle usine

Maude Duval, le 20.01.2023

En deuxième position sur les ventes de chips en France, derrière LE géant américain, le chipsier morbihannais Altho (marque Brets) croustille des parts de marché et affiche un saut de production de 14% en 2022. Un record. Pour absorber cette tendance haussière, fluidifier ses process et améliorer les conditions de travail de ses 300 salariés sur site, l'entreprise familiale, qui appartient à la société Alain Glon Holding, lance un projet d'extension en créant une nouvelle usine, en face l'existante, sur une réserve foncière de 12 hectares.

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D'une marque régionale, Brets a réussi à s'imposer sur le marché national en grignotant 45% des parts d'un gâteau partagé avec des mastodontes internationaux venus des Etats-Unis, de Belgique ou d'Italie. Depuis deux ans, et le retour des sorties et autres festivités, les chips bretonnes assaisonnées pimentent les retrouvailles. Depuis 2020, l'entreprise bretonne répand ses canaux de vente significativement vers l'est pour gagner l'ensemble du territoire national. En 2022, l'entreprise Altho a produit 40 970 tonnes de chips et réalisé un chiffre d'affaires de 206 millions d'euros. Que ce soit à Saint-Gérand ou à Le Pouzin en Ardèche (où Altho a construit une usine en 2014), les friteuses tournent quasi à plein régime (faute de personnel, l'usine perd un peu en rendement). Et les perspectives du marché sont encourageantes : en 2022, le marché de la chips a cru de 4,4%. "Aujourd'hui, nous sommes obligés de refuser certaines demandes", souligne Laurent Cavard, pdg du site Altho.

Extension et modernisation de l'outil de production

Forte de cet état des lieux et de ses prévisionnels, l'entreprise Altho lance un projet d'extension, sur son site historique de Saint-Gérand. "Sur Noyal-Pontivy exactement", une deuxième usine devrait donc voir le jour, en face de la première, sur des terrains qui fondent, en partie, la réserve foncière du groupe. Sur 12 hectares, et sur un bâti estimé à 29 000 m², Altho implantera un nouveau site de production ainsi qu'un Transstockeur (ou magasin de stockage). Objectifs : augmenter la capacité de production de 6000 tonnes, centraliser le stockage, optimiser la logistique et les process. "L'usine actuelle a l'âge de ses artères, 27 ans, et commence à être bien congestionnée. L'extension du site va donc s'accompagner d'une modernisation du site existant, afin d'y améliorer les conditions de travail, l'impact sur l'environnement et la productivité. Les synergies entre les deux usines permettront également de mutualiser les équipements", détaille Laurent Cavard, qui présentait cet après-midi ce projet devant l'ensemble de ses collaborateurs.

Un investissement de plusieurs dizaines de millions d'euros

Altho déposera le permis de construire dès ce mois de février pour lancer les travaux en 2024. "L'objectif est d'inaugurer ce nouvel équipement fin 2025", souligne le Pdg qui reconnait un investissement majeur de "plusieurs dizaines de millions d'euros" sans préciser davantage la fourchette. "Cela sera précisé en temps voulu." En 2014, la construction de leur deuxième usine en Ardèche avait coûté 56 millions d'euros au groupe chipsier français, lequel démontre une capacité d'investissement de 10 millions d'euros par an depuis 2013.

Recrutement en continu

Côté recrutement, ce projet d'extension ouvre sur la création de plus de 40 emplois à l'horizon 2030, sachant que l'entreprise propose, à ce jour, une trentaine de postes à pourvoir. "C'est un réel défi, auquel nous accordons beaucoup de temps et d'importance, via des parcours d'intégration, de formation en interne, de tutorat...", souligne le dirigeant. En 2022, il a signé 19 CDI. "Nous sommes fiers d'investir fortement dans notre territoire et d'y développer de l'emploi. Ceci est en totale cohérence avec les valeurs de notre groupe familial."

Autre défi 2023 : la sobriété des ressources, à l'instar de l'eau où l'entreprise morbihannaise a réussi à baisser sa consommation de 25% (grâce à un circuit de réutilisation). Côté énergie, la tendance est inversée ! Branché sur le réseau électrique, les factures énergétiques ont flambé :"Nous allons devoir absorber une hausse de 22 millions d'euros de nos charges énergie !", alerte le Pdg. "Ajoutez à cela la hausse des matières premières, l'huile en particulier, et des services, nous sommes contraints d'augmenter nos prix de vente et de ne pratiquer aucune promotion en cette période de soldes", explique-t-il.


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