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Le Poool : « Direccte, Région, BPI, l’aide envers les startups n’a jamais été aussi massive ", selon Daniel Gergès

Véronique Maignant, le 01.04.2020

L’Ille-et-Vilaine compte entre 400 et 500 startups et entreprises innovantes dont 150 accompagnées par les équipes du Poool, structure issue de la fusion entre la technopole Rennes Atalante et La French Tech Rennes St Malo. En pleine crise du Covid-19, quel est l’état d’esprit de ces jeunes entrepreneurs ? De quelles mesures de soutien bénéficient-ils ? Eléments de réponse avec Daniel Gergès, Directeur du Poool à Rennes.

Daniel Gergès, Directeur du Poool
Le Poool a démarré, il y a quelques jours, une vaste campagne d’appels sortants en direction de tout l’écosystème d’innovation brétilien. « Avec l’ensemble de l’équipe, nous avons déjà appelé 120 dirigeants parmi les startups que nous accompagnons. Nous avons affaire à des gens plutôt optimistes. Et même si 35% d’entre eux nous ont avoué avoir moins de trois mois de trésorerie devant eux, cela signifie que la grande majorité d’entre eux n’aura pas de problème à court terme. Il va y avoir une vague de besoins après la crise pour accélérer la transformation digitale. Ils en ont conscience et se tiennent prêt à rebondir ». En effet, téléconsultation, télétravail, livraison, ... Derrière nombre de services et produits innovants dont nous nous sommes emparés depuis le confinement se trouve une startup.
 

Réinventer notre société

Un vaste mouvement de fonds pour réinventer la société est en train d’émerger : « relocalisation, innovation d’usage, circuits courts, réindustrialisation, après la crise, nous allons être amené à revoir notre modèle ». Certaines startups comme le réseau social d’entraide et de proximité Smiile à Saint-Malo tire déjà leur épingle du jeu depuis le début de la crise. Il enregistre une accélération de plus de 400 % des inscriptions sur sa plateforme et plus de 200 % de l’activité des utilisateurs. Au sein du Poool, la moitié des startups accompagnées est issue du numérique. Les domaines en pointe sont la cybersécurité, l’agrotech ou encore la mobilité. « Les thématiques en accélération sont l’industrie 4.0 avec des acteurs comme StirWeld ou les Télécom avec Broadpeak spécialisée dans la technologie de streaming vidéo et de contenus numériques ».

 

Stabiliser les trésoreries

Le modèle de développement d'une startup est ainsi fait : positionnée sur des produits et services innovants, elle se structure autour d'investissements conséquents, d'une forte croissance et d'une rentabilité atteinte seulement après plusieurs années d’activité. Normal que nombres d'entre elles soit encore fragiles.  Pour qu'elles puissent faire le dos rond et passer la pandémie, le gouvernement, via le secrétariat d’Etat chargé du numérique, le secrétariat général pour l’investissement et son bras armé Bpifrance a débloqué quatre milliards d'euros. « Chaque jour, les dispositifs de soutien se complètent avec un objectif : stabiliser les trésoreries », poursuit Daniel Gergès. Report d’échéances de prêts, crédit d’impôt recherche versé en avance, prêts de trésorerie garantis par l’Etat (PGE)…Toutes ces mesures nationales sont accompagnées par celles de la Région Bretagne, comme le versement anticipé jusqu’à 90% des avances remboursables et subventions accordées, déjà votées.

 

Un plan de mesures efficace

 « Toutes ces mesures sont sans comparaison avec celles prises durant la crise de 2008. Elles sont beaucoup plus massives et portent déjà leurs fruits. L’argent arrive sur le comptes de certaines startups. Nous sommes aussi là pour faire remonter les trous dans la raquette de certains dispositifs. Cela a été le cas avec le PGE qui au départ s’appuyait sur le seul chiffre d’affaires. Or on le sait un bon nombre de startups n'en dégagent pas ou ou très peu. Il était indispensable de prendre en compte un autre critère». Si un certain nombre de startups ont fait appel au chômage partiel, « aucune n’a encore procédé à des licenciements ». Dans cette crise, tout le monde semble avoir pris conscience que l’arrêt des flux financiers serait catastrophique pour l’économie. « C’est aussi pourquoi des grands donneurs d’ordre comme Orange se sont engagés à payer leurs fournisseurs dans délais impartis ».

 

« Les startups en phase de démarrage s’en sortent plutôt bien car leurs besoins sont faibles.  La situation est plus difficile pour celles qui démarraient un second tour de financements. En période de crise, les investisseurs préfèrent orienter leurs fonds vers les entreprises qu’elles détiennent déjà dans leur portefeuille. Nous sommes là pour les aider. Via French Tech central nous avons un accès simplifié à un certain nombre d’interlocuteur de l’Etat (Urssaf, Direccte, BPI…). Nous pouvons leur bloquer des créneaux », conclut Daniel Gergès. Toute l’équipe du Poool (24 personnes) est désormais mobilisée pour contacter chacune des 400 à 500 startups et entreprises innovantes installées sur le territoire.

 

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