Après près de trois ans de travaux de recherche, les partenaires du projet LINC BioMer (pour L’INnovation pour des filets et Cordages Biodégradables en Mer) ont développé une formulation innovante parmi 40 compositions moléculaires développées ex-nihilo par ComposiTIC, la plateforme technologique de l’Université de Bretagne Sud. Ce matériau majoritairement biosourcé, conçu pour être biodégradable en mer et non écotoxique, a passé avec succès des essais mécaniques, thermiques et d’abrasion avant de franchir le cap de l’industrialisation.
Transformer la filière
Parés pour des essais en mer, deux alèzes fabriquées dans ce nouveau matériau ont été montées sur un chalut dans les ateliers de Le Drezen à Tréffiagat. Le Manathia, navire de l’armement Scapêche, équipé de ces nouveaux filets procèdera aux essais dans les prochaines semaines afin d’évaluer la résistance et le vieillissement du matériau dans les conditions réelles de pêche. Si validé, cette innovation pourrait transformer, à terme, les pratiques du chalutage, en France et en Europe.
Initié en 2019 par le fabricant de filet finistérien Le Drezen, le projet LINC BioMer représente un investissement de près de 1,2 million d’euros, financé pour un tiers par les partenaires du consortium (la Coopération maritime, Le Drezen, ComposiTIC / Université de Bretagne Sud L’Ifremer, Scapêche), puis par France Filière Pêche (500 000 euros), la Fondation Engie via la Fondation UBS (277 500 euros), Ocean Winds (50 000 euros) et le CNPMEM (32 000 euros).





