Réunis dans les locaux de Provectio à Rennes, dirigeants, administrateurs et salariés de groupements d’employeurs ont officiellement présenté la nouvelle identité du CRGE, désormais rebaptisé Cercle des GE. « Nous voulions un nom qui parle davantage de notre métier et de notre ambition », explique Xavier Colas, coprésident du Cercle des GE et directeur d’Hélys (Rennes) qui compte 70 salariés et 120 structures adhérentes . « Le rôle historique du CRGE était de mutualiser des ressources entre groupements. Aujourd’hui, nous voulons aussi porter la voix des groupements d’employeurs et faire rayonner ce modèle sur l’ensemble du Grand Ouest. »
Les plus gros groupements d’employeurs de l’Ouest sous une même bannière

Ensemble, ils représentent un large éventail d’activités, de l’économie sociale et solidaire à l’agriculture, en passant par les services aux entreprises. « Nous fédérons les plus gros groupements d’employeurs de l’Ouest », souligne Sébastien Gibert, coprésident du Cercle de GE et directeur du Gedes 35 tournée vers l’ESS (45 salariés et 50 structures dont MJC centres sociaux, fédération sportives…). Cette diversité de taille et de secteurs permet au réseau d’échanger sur les bonnes pratiques, de mutualiser des ressources et de porter collectivement la promotion de l’emploi partagé auprès des entreprises comme des salariés. »
Un modèle encore méconnu
Malgré son ancienneté, le groupement d’employeurs reste un dispositif souvent mal identifié. Le principe est pourtant simple : « plusieurs structures se regroupent pour employer ensemble des compétences qu’elles ne pourraient pas recruter seules à temps plein, poursuit Xavier Colas. Le salarié est embauché par le groupement d’employeurs, généralement en CDI, puis intervient dans une ou plusieurs structures adhérentes selon un planning défini. » La moyenne d’âge des salariés oscille entre 40 et 45 ans et le Cercle des GE emploie majoritairement des femmes (60%) et souvent à temps partagé choisi. Cette flexibilité répond aux besoins actuels des entreprises et aux attentes de nombreux salariés. « Cette diversité constitue également un accélérateur de compétences. En passant d’une organisation à une autre, on enrichit continuellement nos pratiques tout en diffusant les bonnes idées d’un environnement à l’autre et en conservant une vraie sécurité.» précise Natacha Soury, ancienne freelance, aujourd’hui chargée de communication en temps partagé.
Un levier de croissance pour les entreprises, un modèle fondé sur la coopération
Du côté des adhérents, le dispositif facilite le recrutement de profils expérimentés sans supporter le coût d’un temps plein. PDG de Provectio à Rennes et administrateur du groupement Hélys, Maxime Charles a lui-même recours à plusieurs salariés à temps partagé depuis plusieurs années. « Lorsque l’entreprise grandit, certaines fonctions support deviennent indispensables sans nécessiter immédiatement un poste à temps complet. Le groupement d’employeurs permet de franchir sereinement ces étapes de développement », souligne-t-il. Les salariés recrutés via ce système se distinguent souvent par leur capacité d’adaptation, leur expérience, leur autonomie et leur implication rapide au sein de l’entreprise.»
L’un des marqueurs forts du Cercle des GE réside dans l’absence de concurrence entre ses membres. Chaque structure conserve son indépendance mais partage bonnes pratiques, outils, compétences ou expérimentations. « Nous nous passons des contacts, des opportunités et parfois même des salariés », explique Xavier Colas. « Plus nous serons nombreux à porter ce modèle, plus nous serons visibles et plus nous pourrons répondre aux enjeux de recrutement des territoires. »
Le lancement du Cercle des GE coïncide avec la deuxième édition de la Semaine de l’emploi partagé, organisée du 12 au 16 octobre. Webinaires, témoignages, rencontres et événements locaux doivent permettre de faire découvrir un modèle qui reste encore largement méconnu.





