C’est acté, la Fonderie de Bretagne va fermer définitivement ses portes. Faute de repreneur, le tribunal de commerce de Lorient l’a placée en liquidation judiciaire. 244 emplois sont concernés.
« La liquidation de la Fonderie de Bretagne est un coup très dur pour les salariés et leurs familles. Notre première responsabilité est d’être à leurs côtés, pour les aider à traverser cette épreuve et à retrouver des perspectives d’emploi« , a déclaré Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, à l’annonce du jugement.
60 ans de présence sur le territoire
Depuis le désengagement de Renault, propriétaire de la Fonderie jusqu’en 2022, date à laquelle le géant de l’automobile cède l’usine au fonds d’investissement allemand Callista.
En avril 2025, le groupe Europlasma acquiert la Fonderie à la barre du tribunal, promettant une diversification avec des débouchés dans la défense.
Un an plus tard, le nouvel actionnaire replonge la fonderie dans des difficultés financières, jusqu’à son placement en liquidation ce jeudi 15 octobre. Réunis devant les grilles du tribunal de commerce de Lorient, les fondeurs et leurs familles laissent éclater leur colère et émotions.
« Nous ne nous résignerons pas »
« Cette fermeture illustre la désindustrialisation de notre pays. Après le désengagement de Renault, l’État s’est révélé impuissant à assurer un avenir à cette usine. A l’approche de la présidentielle, ceux qui aspirent à diriger la France devront dire comment ils comptent enrayer ce recul. Pourtant, je veux réaffirmer que la Bretagne reste une terre industrielle et que nous ne nous résignerons pas à voir ce site devenir une friche et ses savoir-faire se disperser. Nous ne savons pas aujourd’hui quelle activité pourra y reprendre, mais nous devons travailler à lui donner un avenir. Cela exige un engagement de l’État. La Région prendra toute sa part. Le pays de Lorient a besoin de ses emplois industriels », signe le président de Région.




