Attractivité

Haute-Bretagne Loisirs 35. « Nous sommes dans la survie », estime Eric Grosbois, président de l’association

Haute-Bretagne Loisirs 35 rassemble une trentaine d’établissements de loisirs (parcs animaliers, parcs à thème, parc d’attraction d’aventure, châteaux, croisiéristes…) installés en Ille-et-Vilaine. Président depuis 7 ans de cette association, mais aussi d’Enigmaparc, Eric Grosbois évoque un traumatisme économique et psychologique subi par les professionnels depuis le 17 mars dernier, date du confinement. Un bilan sera présenté à l’occasion de l’Assemblée générale, le 15 octobre prochain au Parc Botanique de Haute-Bretagne. D’ores et déjà, selon les structures, la baisse d’activité oscille entre -30% et -60 % par rapport à la même période, l’exercice précédent.

Eric Grosbois, Président de l'association Haute-Bretagne Loisirs qui rassemble une trentaine d'adhérents, des professionnels du loisirs
Eric Grosbois, Président de l'association Haute-Bretagne Loisirs qui rassemble une trentaine d'adhérents, des professionnels du loisirs

Jusqu’en mars 2020, à l’occasion de leur réunion, les membres de l’association Haute-Bretagne Loisirs 35 (HBL-35) avaient pour habitude d’échanger sur leurs actions communes de commercialisation, imaginer des pass loisirs en vue d’attirer des clients et les faire tourner sur les différents équipements, bref accroître leur chiffre d’affaires. Ces espaces de divertissement qui nécessitent de lourds investissements avaient jusqu’alors le vent en poupe. Ils sont même devenus de véritables destinations touristiques. Aujourd’hui avec la Covid-19, les perspectives sont beaucoup plus sombres.

 

Une arrière-saison déterminante

 « A quelques jours de notre Assemblée générale, le principal sujet à l’ordre du jour est la gestion de sortie de crise, reconnaît Eric Grosbois. La fermeture de nos établissements pendant trois mois, l’absence de la clientèle étrangère et de groupes (scolaires, retraités) sans oublier la mise en place des protocoles sanitaires, particulièrement lourds pour nos établissements, fragilisent un grand nombre d’entre nous. Malgré les aides de l’Etat, l’absence de rentrée d’argent pendant l’avant-saison, voire la pleine saison, nous a obligés à taper dans notre trésorerie. Que nous restera-t-il en fin d’année ?  Un accompagnement psychologique sera sans doute nécessaire. Certes, certains sites, notamment ceux en extérieur s’en sortent bien en juillet et août. L’attrait de la Bretagne, la canicule et une hausse de la jauge des visiteurs leur permettent de revoir leurs objectifs de chiffre d’affaires à – 30% au lieu de – 50%. Comme quoi, on peut être positif dans une situation négative ! Cependant, on voit déjà ici et là, avec la menace d’une seconde vague, une remise en question de l’assouplissement des mesures de distanciation physique. Les choses évoluent très vite, hélas pas dans le bon sens. L’arrière-saison sera déterminante. Qui plus est, nous sommes tous très météo-dépendants ».

 

Les établissements de loisirs indoor beaucoup plus impactés

L’autre grande masse des adhérents de HBL-35 est constituée de châteaux ou de structures de loisirs en intérieur. Pour eux, le bilan de la saison apparaît plus dégradé : les touristes, pourtant venus en masse en Bretagne ont privilégié les activités en extérieur. Eric Grosbois, codirigeant avec sa femme d’Enigmaparc, en sait quelque-chose. Situé à Janzé, à une trentaine de kilomètres au sud de Rennes, le parc dispose de 2 500 m² de labyrinthes en intérieur, remplis de jeux et énigmes. « Fin février, avant la Covid-19, explique-t-il, nous étions à +8% de chiffre d’affaires versus 2019. La dynamique était bien réelle et nous avions embauché. En juillet et août, nous cumulons un retard de 41 % de chiffre d’affaires par rapport aux deux mois d’été 2019. Pourtant, à la réouverture, nous avons réorganisé tout notre parcours. Pas évident quand votre activité repose sur un labyrinthe où par principe les gens se perdent et se croisent. Les gestes barrières, les mesures sanitaires, les quotas de visiteurs, plus la canicule et même un couvre-feu, nous avons cumulé toutes les difficultés. Depuis septembre, nous avons à nouveau mis nos 5 collaborateurs au chômage partiel. Avec ma femme, nous assurons l’accueil, l’entretien et l’animation ».

 

A l’occasion de la prochaine Assemblée Générale de l’association, Eric Grosbois espère qu’ensemble, les adhérents réussiront à trouver des pistes d’actions pour redonner envie au public de s’amuser et de sortir. « C’est compliqué car le climat est anxiogène et le public a tendance à être agressif, poursuit-il. Nos fournisseurs sont également impactés ainsi que les jeunes en recherche d’une alternance ou d’un stage. Nous n’avons hélas aucune offre à leur proposer. Le secteur aura du mal à se remettre de la crise du Covid-19. Nous puisons dans notre trésorerie. Mais que va-t-il advenir de nos investissements ? Un parc de loisir qui ne renouvelle pas ses attractions tous les deux ans est économiquement mort. Cette année, même les établissement outdoor ont décidé de rester ouverts pendant les vacances de la Toussaint. Une fois de plus, la météo sera déterminante mais aussi la capacité des entreprises à maintenir leurs sorties de fin d’année et choisir nos établissements pour leurs arbres de Noël ou leurs séances de team-buidling. Nous sommes tous dans la survie ! ». 

Information et adhésion : Haute Bretagne Loisirs 35

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