
« C’est une autre histoire qui va s’écrire, malheureusement », déplore Jérôme Dupont, directeur général de Fonderie de Bretagne et manager de transition dans le parcours de reprise de ce fleuron industriel lorientais par le fonds allemand Private Assets.
Depuis le 20 décembre et l’annonce par Marc Ferracci, ministre délégué chargé de l’industrie, de l’échec des négociations après que le groupe Renault « a refusé de s’engager sur des volumes suffisants pour maintenir l’activité », la menace d’une cessation plane sur le site industriel morbihannais, où plus de 300 personnes sont employées. « L’entreprise n’ayant plus de visibilité, nous sommes amenés à la placer sous la protection du Tribunal de commerce. Je prendrai contact avec ce dernier d’ici quelques jours, afin de demander l’ouverture d’un plan de redressement« , explique, dépité, Jérôme Dupont, directeur général de FDB.
Lettre ouverte au Président de la République
Le 2 janvier, dans une lettre ouverte adressée au Président de la République, Jérôme Dupont, les représentants du personnel FDB et responsables syndicaux, les représentants de branches et d’organisations professionnelles, les élus locaux appelaient une intervention de l’Elysée pour dévier le destin de la fonderie et « imposer à Renault de jouer le jeu du made in France« , cosignent-ils.
« Nous savons que la cellule interministérielle rattachée au cabinet de Marc Ferracci, ministre délégué chargé de l’industrie, est très active. Nous restons mobilisés », acte Jérôme Dupont, rappelant que l’avenir de la fonderie est conditionné au carnet de commandes et aux volumes établis sur plusieurs années.
Chômage partiel
Depuis la reprise, début janvier, l’activité tourne au ralenti. « Nous poursuivons la partie usinage sur les pièces à finir, uniquement« , précise le directeur général. ce qui représente la mobilisation d’un tiers des salariés. « Les deux-tiers de l’effectif sont au chômage partiel. »